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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 10:29
Me voici de retour en Corée ! Bon, pour être franche, je serais bien restée quelques semaines de plus dans ma doulce France... Mais la fin des vacances promet d'être occupée, et avec un peu de chance, intéressante.

Toutefois, c'est mardi dernier que nous avons fait nos adieux à la promotion 2009 du programme KOICA dont je vous ai parlé. Ces dames et demoiselles vont très bientôt rentrer dans leur pays respectif pour y achever leur mémoire de master et mettre en pratique les connaissances qu'elles ont acquises à Ewha. Ce n'est pas sans émotion que nous avons dit au revoir et souhaité bonne chance à nos amies :

SAM 0257

La dame en mauve assise au centre, c'est Lee Bae Yong, la directrice de l'université. A sa gauche, notre doyen Steevie Wond... euh, Choi Byung Il (aujourd'hui, il n'avait pas les lunettes) et ensuite, Lim Eun Mee, la responsable du programme KOICA à Ewha.

Ces dames n'allaient pas nous quitter sans nous offrir un dernier cadeau.

Tout d'abord, sans doute pour remercier la Corée qui leur a donné l'oppportunité d'accomplir une année d'études de haut niveau dans le domaine du développement, voici la danse coréenne des éventails, de toute beauté ! Et admirez les costumes !






Elles n'oublient pas de remercier les professeures qui les ont accompagnées tout au long de leur scolarité, dans les bons et les mauvais moments (car cela n'a pas été de tout repos) :

SAM 0271

Ensuite, la promotion au grand complet nous interprète "We are the world", ce qui est tout à fait adapté à la situation...





Et elles concluent cette belle cérémonie par une danse africaine pleine de tonus !




Il leur reste à présent à finir leur mémoire de fin d'étude (qui j'ai hâte de pouvoir lire) et elles rentreront bientôt chez elles. Mais l'aventure KOICA n'est pas finie, car fin février, c'est une promotion toute fraîche qui va débarquer pour ce nouveau challenge ! J'ai aussi hâte de faire leur connaissance.

Sur ce, à bientôt !
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:57
Le conseil des élèves de la Graduate School of International Studies de Ewha est du genre très actif, et je me retrouve toujours embrigadée dans ses activités. Au début je regrette, car notre emploi du temps, c'est un peu de la folie... Je fais des économies du tonnerre sur ma carte de transport pour la bonne raison que je ne sors plus. Et c'est bien pour cela qu'au final, les petites sauteries du conseil des élèves sont toujours les bienvenues !

Ewha compte pas mal d'étudiants étrangers issues des universités partenaires, mais ceux-ci ne sont pas spécialement actifs dans ce genre de manifestations. Celles qui font vivre l'école, ce sont les dames et les demoiselles du programme KOICA. Ce programme consiste à inviter chaque année une trentaine d'étudiantes et de fonctionnaires de pays en développement afin de leur offrir une formation intensive spécialisée dans la coopération au développement. Elles ont organisé plusieurs petits spectacles de théâtre et de chant en coréen, et je me suis un peu laissée embrigader pour leur donner un coup de main. C'est ainsi que je me suis fait trente excellentes amies, la plupart venant d'Afrique, d'Asie centrale et d'Asie du Sud-Est, avec qui je me retrouve en classe. Chaque jour, c'est un plaisir renouvelé que de travailler avec des femmes chaleureuses, courtoises, rigolotes, dynamiques et très courageuses. La plupart du temps ce sont elles qui font vivre la classe en posant des questions et en alimentant les débats, car s'il fallait compter sur les coréennes (et sur moi aussi, tiens)...

C'est donc avec grand plaisir que nous avons organisé ensemble le festival culturel international. Au menu : exposition de stands et spectacle de danses du monde entier.


LUNDI : L'EXPOSITION


Chacune d'entre nous devait préparer un petit stand pour représenter son pays. Aller à son ambassade pour chercher des brochures et des objets d'artisanat local. Inutile de vous dire qu'à l'ambassade de France, j'ai eu l'air bête... Et en fait, à seulement trois clampins pour l'Europe, on se posait là...



J'ai rajouté l'article du pélerin sur St Nicolas ! Ce genre de tradition mérite d'être évoqué, n'est-ce pas ? Merci mamie !

Sinon, j'ai essayé d'attirer du monde avec un petit jeu où il fallait placer des photos de lieux célèbres (Maneken Pis, Porte de Brandenbourg) sur une carte d'Europe. Mais j'ai l'impression d'avoir plutôt fait fuir les gens avec ça...



"Ich bin so schön ! Ich bin so toll ! Ich bin der Anton aus Tyrol !"

En fait, la nana de l'Allemagne, c'était une coréenne qui a étudié l'allemand en undergraduate... Et elle s'est fait Oktoberfest en 2004 !! Je suis trop jalouse... Passer toute ma vie en Alsace-Lorraine et ne pas y aller une seule fois, quel gâchis ㅠㅠ












Vous remarquerez que les patates, le chocolat et les spekuloos sont la nourriture de base du Belge moyen...











Par contre, pour l'Asie c'était déjà beaucoup mieux ! Et par la très grande faute de Bazaar la mongole, je suis devenue accro à ces petites grignoteries un peu aigres au lait et au yaourt...

































                                                                                                                             ici c'est la Birmanie














































Ne sont-elles pas charmantes ? Et ne se sont-elles pas démenées pour nous offrir le meilleur de leur pays ?

L'Afrique aussi était magnifique, avec dégustations de thé et de café à la clé. Certains pays ne bénéficiaient pas de représentation consulaire en Corée, alors les filles ont réalisé elles-même leurs propres brochures.














































Last but not least, le stand de la Corée ! Une jolie demoiselle en hanbok vous y offre du thé vert :


















Les responsables du conseil des élèves, Alice et Heeju (qui parle parfaitement français) se sont surpassées pour nous proposer toutes sortes d'activités.

Le stand photo où on peut se faire tirer le portrait vêtu d'un des nombreux costumes traditionnels prêtés par les participantes :


Le concours de photos, où la plus jolie photo prise en Corée a été récompensée :


Et enfin, un formidable stand sur la cuisine coréenne, réalisé par des professionels !

















On y reconnaît pèle-mèle le bibimpap, les galettes aux herbes, le kimpap, le kimchi, les nouilles froides, la soupe de poulet, le bulgogi, les gâteaux de riz, l'alcool de riz et les nouilles japchae...


Et voici des livres contenant des recettes très détaillées, dans de nombreuses langues dont le français.

Ce fut un franc succès ! Il paraît que le stand du Guatemala a été visité par Rigoberta Menchu qui était de passage à Ewha. Mais attention, ce n'est pas fini !


MARDI : SHOW TIME, GIRLS !


Cette fois-ci, c'était dans le domaine du chant et de la danse que ces dames allaient nous montrer leurs talents.

Elles sont venues vêtues de leurs plus beaux atours :


Au début, il y a eu quelques morceaux classiques interprétés par des coréennes, et je m'y suis collée à la clarinette pour faire du remplissage dans "You raise me up", pourquoi pas ;-)

On entame les choses sérieuses avec une splendide danse népalaise par Gita :


L'ambassadeur du Népal avait d'ailleurs été invité. Je suis sûre qu'il a apprécié !

Voici une danse birmane par Shwe Mar Than et Min Min :



Et Koeun, une camarade coréenne, vêtue du hanbok de mariage de sa maman, nous offre un petit morceau de gayageum :



Ensuite arrive ce que j'ai peut-être le plus apprécié, Maya qui interprète une danse du Turkmenistan. Je ne me serais jamais douté que la danse et la musique de ce pays seraient aussi splendides !



Allez, encore un petit bout parce que j'adore ça !



Arrive en scène ma chère Shiraz et une danse palestinienne. Quelle souplesse ! Quel jeu de jambes ! Comment arrive-t-elle à sauter comme un cabri avec des bottes à hauts talons ???



Ensuite, Sabrina nous interprète une chanson dominicaine :



Et Jessica danse sur un air guatemaltèque, tout en nous montrant des vues de son pays :


On enchaîne sur l'Afrique avec énergie ! La danse suivante regroupe le Ghana, le Kenya, la Tanzanie, le Zimbabwe et l'Ethiopie :


Grace nous chante un air de Tanzanie :



Et voici deux danses du Ghana. L'une de la tribu Adowa, par Vera et Tenewa :



Et l'autre de la tribu Agbadza par Edna et Joana :


(heureusement que j'ai le programme sous les yeux car je ne me serais jamais souvenue de tous ces détails)

Les chants, les chorégraphies, les costumes, l'ambiance, tout était à tomber par terre. Mais ce n'est encore pas fini ! Nos illustres professeurs sont aussi de la fête.

Le professeur Lee nous livre une imitation tout à fait remarquable de Louis Armstrong :



Et notre doyen le professeur Choi, lui, se prend pour Steevie Wonder. Il a même les lunettes !






Le final est un véritable régal pour les yeux : c'est un défilé de mode de costumes traditionnels ! Chacune s'est présentée dans sa langue natale en nous faisant admirer ses jolis vêtements.





C'était à tomber par terre !

Même si toute la préparation nous a pris pas mal de temps sur notre travail personnel, nous ne regretterons jamais ces bons moments.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:48
Ca fait du bien de rentrer, et d'être enfin installée !
Tous mes petits tracas sont enfin résolus : je suis dans ma nouvelle chambre, j'ai ma nouvelle adresse rajoutée (au marqueur) sur ma carte de résident, j'ai obtenu mon numéro d'étudiante qui me permet de m'inscrire aux cours, mais c'est une autre paire de manches. En effet, c'est très différent de ce que j'ai connu à pipoland et ses 25 à  30 heures de cours par semaine. Ici je n'ai qu'une quinzaine d'heures de cours, mais pas mal de travail personnel et de lectures (alors qu'à pipoland, dès la 2A personne ne s'embarrassait plus d'acheter les bouquins que les profs nous conseillaient, qui aurait eu le temps de les lire ?
Enfin bref, me voilà installée dans le très beau campus de Ewha, dont vous avez déjà eu un avant-goût dans mon autre blog, dans mes notes précédentes et dans l'article de Libé. Et je ne pense pas que la nouvelle création de Dominique Perrault vienne gâcher l'ensemble, bien au contraire :




 



Le campus center héberge des salles de classe et de conférence (on est dans une fac, tout de même) et propose également de nombreux services : cinéma, supérette, opticien, salle de fitness, papeterie et librairie, boutique de reprographie, alimentation, salons de thé, et tout simplement des tables, des chaises et des sofas pour y travailler ou discuter confortablement. Il y a toujours plein de monde, et étonnement, pas mal de garçons !

Voici le fleuriste, n'est-ce pas joli ?



Comme l'indique l'article de Libé, la lumière est très bien gérée :



Nous avons eu droit à une petite visite guidée du campus.

Le bâtiment des admissions :




Le buste de Mary Scranton, fondatrice de Ewha Haktang, la première école pour femmes de Corée :





La statue de Helen Kim, la première doyenne coréenne de la fac (avant, toutes les autres étaient des missionnaires américaines) :




Et les archives de Ewha, se trouvant dans la reconstitution du premier bâtiment de l'école il y a plus d'un siècle. C'est un petit musée retraçant l'histoire de la fac.





Quel plaisir d'habiter dans un si bel endroit !

Ma chambrette se trouve dans le dortoir des 3ème cycle, derrière le musée de l'université.


Les tigres de pierres veillent sur le chemin que j'emprunte chaque jours pour me rendre en cours :


Voici le dortoir des graduate students, tout neuf et très agréable :




Et voici mon petit chez-moi, coquet, n'est-ce pas ?



Avec en plus une jolie vue. Juste en face c'est la gare de Sinchon (alors j'ai droit au bruit des trains et aux sonneries) et la cour de l'école primaire de Ewha en contrebas. Chaque matin je regarde les petits faire leur gymnastique en synchronisation, c'est mignon (de loin)...



Voilà, vous avez eu votre dose d'images pour la semaine !
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 04:38
La vie d'un boursier peut paraître idyllique : nourri, logé, blanchi, dans un pays agréable et efficace...
Néanmoins l'on échappe pas à quelques mésaventures qui vous gâchent un peu la vie. Allons-y dans l'ordre :

L'immigration office
Pour moi, c'est un endroit pas très accueillant, dans un vieux bâtiment continuellement bondé.
La première fois que j'y ai été, en 2005 quand j'étudiais le coréen à Ewha, j'avais déjà fait fort en oubliant mon passeport dans la photocopieuse de la fac... Bon, OK, là c'était de ma faute.
Il y a quelques semaines, y a fallu que j'y retourne pour faire changer mon statut d'étudiante en langues à étudiante en master. J'emporte quelques documents dont j'aurai sans doute besoin, dont une attestation de boursier et un certificat d'admission que j'ai été chercher à Ewha. Arrivée sur place après une longue attente, une nana aimable comme une porte de prison me dit que primo, mon attestation de boursier n'est pas valide car elle mentionne Seoul National University alors que je vais étudier à Ewha, et secundo, le certificat d'admission que Ewha m'a délivré n'est pas valide non plus car il y manque un numéro important. En effet, quelques jours plus tard, je reçois un mail de Ewha annonçant qu'il y a eu une erreur et de demandant de passer au bureau pour y chercher le bon document. J'ai aussi reçu mon certificat de boursier mis à jour, et tout s'est arrangé avec une employée de l'immigration beaucoup plus aimable que l'autre.
Et il y a deux jours, j'ai également dû y retourner pour enregistrer mon changement de résidence. Comme la rentrée s'effectuera bientôt, il y avait toute un flopée d'étudiants internationaux venus faire établir leur visa. En prenant mon ticket, j'ai eu le plaisir de constater qu'il y avait 140 personnes avant moi. Je me suis dit "j'y suis, j'y reste", et j'ai passé trois heures à traîner dans le quartier, apprendre par coeur le Korea Herald, regarder comme une zombie les émissions idiotes qu'ils passaient sur un écran de télé en grignotant des crackers aux légumes... J'aurais tout aussi bien pu aller me faire faire une permanente et apprendre le russe... L'immigration office ferme normalement à 18h mais ils restent ouverts jusqu'à ce que toutes les personnes ayant un ticket soient passées. Quand mon tour est arrivé, le gars s'est mis à rigoler en me disant "t'as attendu trois heures rien que pour un changement de domicile ?". Eh oui. Et le pire, c'est qu'entre-temps, mon adresse a encore changé. J'en parlerai après.

Les inscriptions aux cours
L'orientation à la GSIS de Ewha s'est très bien passée, comme je l'ai raconté dans une note précédente, mais la suite s'est un peu corsée... En effet, comme le gouvernement coréen n'a pas encore réglé nos frais d'inscription à l'université, nous n'avons pas pu recevoir nos numéros d'étudiants. Et sans ce sésame, pas moyen de se faire faire une carte d'étudiant, de s'inscrire sur le réseau en ligne du dortoir, de signer le code d'honneur (je garderai une attitude irréprochable, j'étudierai de mon mieux, je ne commettrai pas de plagiat, je ne convoiterai pas les biens et la femme de mon prochain...) et surtout de s'inscrire pour les cours. Quand on sait que le semestre commence le 1er septembre, on a un peu les boules... Notre inquiétude majeure, c'est que les classes auxquelles nous voulons nous inscrire soient déjà complètes. On nous a promis qu'on ouvrirait d'autres classes mais je n'y crois absolument pas. J'irai dès demain au bureau pour me renseigner là-dessus.

Le déménagement
Grâce à mon père, son diable et sa camionnette, tout s'est à peu près bien passé. C'est juste que je me suis pris une petite amende dans mon one-room de la SNU car je n'avais pas bien fait le ménage (c'est un peu fort, quand je pense que j'ai retrouvé des fruits pourris dans l'évier quand moi-même j'ai emménagé) et j'ai oublié une paire de chaussures d'hiver au fond d'un placard, dont j'ai appris par la suite que la femme de ménage les a balancées à la poubelle.
Je suis restée deux jours chez mon père, qui, pour l'occasion, a mis les petits plats dans les grands, genre kalbi mariné ou soupe de poulet au ginseng, un régal ! On a aussi sorti le vin de glace du caribou qui a remporté tous les suffrages.
Et mercredi dernier, il a ressorti la camionnette pour mon emménagement à Ewha. Une fois arrivés dans le hall du dortoir, il n'a pas pu faire un pas de plus... Interdit aux hommes !! Je suis donc montée toute seule vaillamment avec mes tonnes de cartons sur mon diable. J'arrive dans la chambre où ma coloc vietnamienne est déjà là, qui m'aide gentiment à rentrer mes cartons. Elle m'annonce qu'elle n'a pas sorti ses affaires car elle a reçu un coup de fil lui indiquant qu'elle devait changer de chambre dans un autre bâtiment ce samedi. N'ayant pas reçu ce coup de fil, je me dis qu'il y n'y a aucun problème, et c'est parti pour le grand déballage ! Plus tard, lors de l'orientation, on apprend que plusieurs d'entre nous sont dans le même cas mais que si on n'a pas eu de coup de fil, ça devrait être bon. C'est alors que je me suis rendue à l'immigration office où j'ai poireauté trois heures pour faire enregistrer ma nouvelle adresse, y compris mon numéro de chambre que je croyais définitif. Et le vendredi soir, ma coloc reçoit un coup de fil du bureau du dortoir qui confirme son déplacement... ET LE MIEN !!! Je peux vous assurer que j'étais verte. J'ai passé une merveilleuse soirée à réempaqueter tout mon saint-frusquin dans des sachets en plastique ou en papier fort, car j'avais déjà déplié et rangé tous mes cartons, et pour les réutiliser, j'aurais eu besoin de gros scotch. J'ai passé mon samedi matin à faire l'aller-retour avec mes sachets en équilibre précaire sur un diable... Mais enfin, je suis définitivement installée !

Plusieurs affaires restent à présent en suspens... Ma nouvelle coloc coréenne qui doit arriver demain, mon numéro d'étudiante qui arrivera bientôt aussi, j'espère... Et j'espère également que je n'aurai pas à retourner à l'immigration pour faire changer mon numéro de chambre !!!
Ce sont de tout petits tracas, mais sur le moment ça m'a bien fait suer. Le point positif, c'est qu'après toutes ces mises au point de nouvelle étudiante, je devrais être tranquille pour au moins un an. Enfin, plus tard, j'en rigolerai.
Sans compter que le plus dur reste à venir, et que les cours de la GSIS seront certainement bien plus ardus que l'école de langue pour potaches de la SNU.
A suivre !
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 12:13
Ca y est, je suis à peu près installée (j'espère qu'on ne va pas me faire le coup de ma coloc, une vietnamienne très gentille au demeurant, qui, à peine installée, doit changer de chambre ce samedi).

Les cours, la vie étudiante et tout le tralala restent encore très flou (pour la bonne raison que je n'ai pas encore mon numéro d'étudiante. Laissez-moi le temps de faire un peu le tour du campus tout neuf (et laissez aussi le temps au soleil de revenir, en ce moment il fait un temps affreux) et je vous montrerai de belles photos ! Faut que j'en profite avant que ma chambre devienne une porcherie. Mais maintenant que je vis en coloc, je vais tâcher de calmer la bordélique qui vit en moi...

En attendant, on parle de nous dans Libé ! Je suis tombée sur cet article par hasard en faisant une bête recherche google sur Ewha, on y découvre des trucs pas piqués des vers... En tout cas, je n'avais encore jamais réalisé que j'allais étudier dans un vagin géant... Mais je trouve ça amusant, au final. Pour le coup de "voir sous les jupes des filles" comme dit la chanson, c'est vrai qu'il y a énormément de garçons dans le campus center...

Alors qu'en pensez-vous ?
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 12:59
Aujourd'hui c'était plutôt bousculé (pour une feignasse comme moi). Au menu : à 10h, cérémonie de clôture pour les étudiants boursiers de l'institut de langues de la SNU, et à 15h, session d'orientation à Ewha.

Depuis hier, il pleuvait fort à Séoul. Sans doute un lointain relent des typhons qui dévastent l'Asie en ce moment.

Je suis donc arrivée à l'institut de langues trempée comme une soupe et puant le chien mouillé. En plus, ma carte de transports n'était pas passée dans le bus, j'ai dû payer en liquide et c'est 100 wons de plus, damned. Quand je suis entrée dans la salle de réunion, y avait plus de profs que d'élèves, c'est dire. Les profs appelaient les élèves un par un sur leur portable pour les rameuter. Amis boursiers, quel enthousiasme ! Par la suite, j'ai eu le déplaisir de constater que cette fête avait été organisée pour tous ceux parmi nous (une majorité, en fait) qui ont commencé en même temps au niveau 1 (de mon côté j'ai débuté au niveau 3) et ont passé toute l'année ensemble. J'ai donc eu droit à des discours plutôt soporifiques (mais depuis le temps que je vis ici, je me suis fait une raison), une remise de diplômes longuette et un diaporama interminable de photos plutôt mal cadrées où il n'y avait personne que je connaissais. D'humeur fort marrie, je me suis donc fait la malle avant la fin en maudissant sous la pluie celui qui a envoyé le mail de convocation à tout le monde alors que ça n'en valait pas la peine pour certains d'entre nous.

De retour chez moi, je me suis tapé un curry tout en attendant avec espoir que mes fringues sèchent un peu.

Ensuite, j'ai repris le bus, et ma carte est passée ! Premier bon présage. Il tombe une petite bruine quand j'arrive enfin au bâtiment des études internationales de Ewha.
On commence par un bref topo sur la prévention du harcèlement sexuel à la fac et au travail. Dans un pays comme la Corée, je pense que c'est loin d'être superflu.
Le doyen et le doyen associé y vont ensuite de leur petit speech, dans un anglais parfait of course, et powerpoint à l'appui. Ils ont rapidement présenté les cursus et les profs, tous de fiers diplômés des facs de la Ivy League. Ils ont aussi mis l'accent sur le désir de globalisation de la Corée (le fait d'attribuer des bourses mirobolantes à 500 élèves du monde entier fait partie de cette logique) et son besoin d'experts capables d'évaluer les problèmes qui s'ensuivent et de les résoudre efficacement. En gros nous sommes destinées à devenir des GPS. Pas les machins agaçants dans votre voiture qui vous disent de tourner à gauche à 200 mètres avec une voix prétentieuse. GPS chez nous, ça signifie Global Problem Solvers (si je me souviens bien). Le tout était présenté avec dynamisme et humour. Du genre : "Vous aimez le pognon et vous rêvez d'allumer vos cigarettes avec des billets de 100 dollars ? Alors la section business est pour vous. Par contre, si vous méprisez souverainement une telle engeance, tournez-vous vers notre section aide au développement". Franchement, je sens que ces deux prochaines années vont être fort intéressantes.
Les professeurs laissent la place aux représentantes du conseil des élèves. On se répartit par division pour pouvoir discuter plus en détail, et comme de bien entendu dans le groupe de la division Relations Internationales, toutes les nanas coréennes se sont mises à jaqueter en coréen à toute vitesse. En voyant mes sourcils froncés, l'une d'entre elles se tournait parfois vers moi et me traduisait vite fait ce qui se disait en ce moment. Le cauchemar des travaux de groupes du cours d'analyse de l'actu à Ewha en 2005 recommençait. Je précise que l'intégralité des cours et du travail au département que j'ai choisi doit se faire en anglais, c'est bien pour ça que je l'ai choisi, tiens. Mais chassez le naturel, il revient au gallop. En fait, la discussion a surtout porté sur "tel prof est sympa, tel prof est exigeant mais on apprend bien avec lui". Après tout, c'est ce qui intéresse le plus les élèves, et la présentation des cours de 2A dans Propos, ce n'était pas autre chose.
Par chance, une autre représentante du conseil, kenyanaise, est venue dans notre groupe, ce qui a obligé les autres à parler anglais. J'ai aussi bien discuté avec la présidente du conseil qui m'a dit que la vice-présidente, qui a passé un an d'études en France, avait pour projet de créer un club français. Tiens tiens... Elle m'a aussi appris qu'il serait tout à fait possible pour moi d'intégrer un orchestre dans cette division, et une autre personne pourrait m'aider (si elle a le temps) à faire l'acquisition d'une clarinette ici, ce qui serait fort bienvenu. Pour couronner le tout, elle habite au village français de Séoul et connaît de bons endroits pleins de bonne bouffe bien de chez nous. Et pour finir, j'ai été réquisitionnée pour participer à une petite pièce de théâtre donnée par les actuelles étudiantes étrangères.

C'est donc le coeur léger que je sors du bâtiment. Je lève le nez, la pluie a cessé et le ciel est d'un magnifique bleu doré très pur, le plus joli crépuscule que j'ai vu depuis longtemps. Je me dirige vers la porte principale pour prendre le métro, et soudain, quelqu'un me tombe dans les bras. C'est ma Jihyun !!! Que je n'avais pas vue depuis des mois. Elle sera diplômée à la fin du mois, et pour l'instant, passe tout son temps à préparer le concours des diplomates, dans un institut de droit pas loin de chez moi. Quand j'y pense, la première fois que je l'ai rencontrée (si l'on excepte le cours de socio qu'on suivait toutes les deux et où je ne l'avais pas trop remarquée au début), c'était encore une fois par hasard dans la rue, à deux pas d'ici. A l'époque, elle était déjà passionnée par la France et on avait pris le thé ensemble pour discuter en français. En classe de coréen, j'ai eu un cours à propos de l'Inyun, sorte de destin qui peut rapprocher deux personnes. Je vais finir par y croire.

Quand je suis rentrée chez moi, le soleil brillait de ses derniers feux et le petit vent du soir rafraîchissait l'atmosphère. Je me suis arrêtée chez ma marchande de fruit, et la dame m'a sélectionné ses plus belles pêches. Ce sont ces petits détails qui rendent la vie d'expat plus jolie.

Bref, après la pluie, le beau temps !
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:36
Même si je répugne à l'avouer, j'attendais ce jour avec une certaine impatience... Mais bon, même si côté apprentissage, à mon sens ce n'était pas encore ça, les profs étaient pour la plupart sympas et je me suis fait pas mal de bon copains au cours de cette année. Mais malheureusement, ils repartent souvent dans leur pays une fois le trimestre achevé. On se dit qu'on s'écrira et qu'on se rendra visite, mais après on n'y pense plus, dommage. Quoi qu'il en soit, on aura passé de bon moments.

Et la cérémonie de remise des diplômes, faut le voir pour le croire. Les coréens, qui accordent beaucoup (trop ?) d'importance aux études, ont adopté la tradition bien anglo-saxonne des remises de diplômes en toges noires façon corbeau et couvercles carrés avec un gland qui pendouille. En plein mois d'août, c'est vraiment l'idéal ! Ma copine japonaise Chiaki m'a raconté que dans son pays, les garçons venaient en costard et certaines filles en kimono. Je trouve ça vraiment plus sympa, pourquoi les jeunes diplômées coréennes ne s'habillent pas en hanbok ??? Quitte à imiter le Japon, autant le faire dans ce qu'il y a de mieux.
Bref, ça ne m'inspirait pas vraiment, mais je m'y suis prêtée comme tout le monde.

Les heureux diplômés ne sont pas repartis les mains vides. Dans un sac vert aux armes de l'université, nous avons reçu le diplôme de fin d'études dans sa couverture de velours bleu ainsi que la photo de groupe déjà encadrée.



En classe, nous avions aussi préparé un petit magazine racontant notre vie quotidienne et les événements qui ont jalonné le semestre.


La couverture et la mise en page ont été entièrement réalisées par une amie brésilienne et une amie taiwanaise, toutes deux très dynamiques, qui étaient l'âme de notre classe et ont organisé pas mal d'événements (genre fêtes d'anniversaire, dont la mienne).


Pour la suite, nous sommes sortis tous ensemble manger des pizzas et déguster des glaces. On fait nos adieux, un ami japonais très gentleman insiste pour nous offrir les pizzas, on discute un peu de nos projets futurs (notre brésilienne plein de tonus repartait chez elle le lendemain, too bad), et me voilà prête pour de nouvelles aventures !

J'espère vraiment que l'année scolaire qui m'attend à Ewha va se passer aussi bien et que je pourrai y rencontrer des gens aussi intéressants et chaleureux. Wait and see...
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 07:33



We gonna celebrate, oh yeah...

A 14h pile, pas une minute de moins, la nouvelle vient de tomber sur le site internet de la Graduate School of International Studies de Ewha. Je suis acceptée en master relations internationales dans la fac de mes rêves, dans un campus toujours plus beau, dans un quartier toujours plus dynamique...



J'ai quand même passé trois bons mois à flipper comme une malade, en choeur avec tous les autres boursiers, durant la période de candidature. Je me suis également livrée à une prestation assez pitoyable à l'entretien (bon, c'était mon premier en anglais) et j'ai passé pas mal de temps à me travailler psychologiquement pour me dire que les campus de province, c'était pas si mal, car en cas d'échec, c'était là qu'on m'envoyait.

A partir de maintenant, les choses vont sûrement aller mieux (même si les cours de Seouldae sont toujours aussi chiants, décortiquer un poème sur les gouttes de rosée sur une tige d'orchidée, c'est une compétence que tous les employeurs recherchent en période de crise).
J'ai un ou deux projets en cours, dont un programme étudiant pour promouvoir la Corée à travers un blog, avec formation à la clé pour améliorer ses techniques de blogueur et de webmestre. C'est quelque chose qui m'intéresserait particulièrement, si ma candidature est retenue.
Par contre, côté logement c'est un peu l'inconnu... De mon temps béni de visiting student, les places en dortoir s'attribuaient façon "premier arrivé permier servi" mais maintenant, c'est un système de loterie. Si le tirage me laisse le bec dans l'eau, j'espère qu'on me donnera quand même un joli carton et une bouteille de pinard dans un sac en papier...

Bon, sur ce, je m'en vais passer la soirée avec mon caribou qui est à Séoul en ce moment, comme quoi un bonheur n'arrive jamais seul.

A bientôt !
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 04:27
Bonjour !

Cette note, ce n'est pas encore pour annoncer une certaine bonne nouvelle, qui est pour l'instant à mettre au conditionnel comme disent Matmatah et les journaleux.

C'est juste pour parler d'une autre petite sortie que Seouldae nous a concoctée pour nous éviter de moisir sur nos chaises à l'institut de langues. Comme au niveau 6, nous étudions beaucoup la presse, nous avons aujourd'hui visité le musée du plus ancien quotidien de Corée du Sud, le Chosun Ilbo (le quotidien du matin calme). Les lecteurs de Courrier International ont sûrement dû y rencontrer quelques traductions de ses articles.

Le hall d'entrée, solennel et déjà impressionnant :




Ces sympathiques nounours représentent les différents suppléments du journal, économie et éducation :



La première partie de la visite, intitulée "Ubiquitous Media Lab" avait pour thème le journal électronique, celui qu'on peut consulter partout depuis son téléphone ou ordi portable, ou chez soi sur son écran de télévision. Comme vous le savez, une grande partie des coréens possède un téléphone portable, une connexion à internet (souvent sur un mini pc qu'on peut utiliser jusque dans le métro) avec un blog ou un cyworld et un gps. Tout le monde est connecté à un grand réseau où les informations sont accessibles instantanément. Ca laisse songeur...


En France, je sais que l'on se tâte encore beaucoup sur les mérites du support électronique par rapport au bon vieux papier, mais il me semble que les coréens ont fait leur choix, et ont déjà bien entamé leur révolution numérique :



Notre charmante guide nous explique sur une télé à écran tactile (déjà ça, ça en jette !) comment parcourir son quotidien préféré, par catégorie :



... et comment zoomer sur l'article qui vous intéresse pour le parcourir plus en détail, ou même sur les pubs pour ceux que ça intéresse :



On peut aussi s'abonner aux threads de ses rubriques favorites pour les avoir tout de suite sous les yeux, etc.

En France, les heureux possesseurs d'iphone et autre gadgets nomades peuvent déjà consulter Le Monde sur leur petite machine, mais cette façon de faire est encore loin d'avoir fait son chemin chez nous. Les coréens sont aussi adeptes du support papier mais je pense qu'ils sont déjà plus réceptifs que nous aux nouveautés électroniques et aux possibilités immenses qu'elles offrent. Bon, moi aussi j'adore le bon vieux papier et l'odeur épicée de l'encre et du vieux vélin, mais quand je vois la pile de magazines, journaux, manwhas et romans de fantasy anglaise qui s'acumulent sur mon plancher, je me dis que convertir tout cela en octets ne serait pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour éviter de se prendre la tête lors d'un déménagement.

Mais la visite continue !

Après une petite vidéo présentant la conception du journal depuis le travail du journaliste jusqu'à la distribution, la guide nous explique ensuite comment se fait la mise en page, en prenant pour exemple un petit article sur notre visite au musée et une photo de groupe prise au préalable sur le parvis. Un événement historique digne de figurer dans un grand quotidien !




Et nous avons reçu deux jolis souvenirs : d'abord la une du journal du jour de notre naissance, ce qui fait toujours plaisir, et ensuite, la une du journal annonçant notre visite à la Corée entière !



Nous avons terminé la visite par un coup d'oeil sur les impressionnantes rotatives occupant cinq étages, dont voici une maquette :



Une fois n'est pas coutume, le centre de langues de Seouldae nous a offert une intéressante matinée...

A bientôt !
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Published by Mimi - dans Etudes
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 12:23
Ouf ! Les exams sont finis, quel soulagement ! Quand on sait qu'il faut obtenir 70 points sur 100 et non 50 pour passer au niveau supérieur, on n'est pas tranquille jusqu'au moment où l'on serre son bulletin de notes entre ses petits doigts tremblants après s'être emmerdé comme un rat mort durant toute la cérémonie de fin de trimestre...

En effet, c'est pendant cette cérémonie que les élèves du niveau 6, le dernier du cursus, se déguisent en honorables lettrés anglo-saxons avec la toge noire et le chapeau carré avec un gland au bout d'une ficelle, qui vous donnent l'air de l'objet sus-cité. En août, si je ne redouble pas, c'est moi qui m'y colle... Mais le fait est que le directeur de l'institut de langues remet  à chacun son diplôme individuellement, c'est peut-être solennel et bon pour l'ego, mais c'est aussi horriblement long. Et en plus, ce semetre, c'était aussi le dernier pour les classe spéciales d'élèves malais, et ils étaient au moins 70...

Mais bon, cette cérémonie était aussi l'occasion d'admirer des performances préparées par quelques élèves. Le groupe d'Asie centrale interprétant Arirang pendant la fête de noel des boursiers persiste et signe :



Après avoir reçu nos diplômes et nos bulletins de notes, et fait nos adieux à la prof, nous nous sommes traînés trempés comme des soupes (y a pas plu depuis des semaines et aujourd'hui il fait de nouveau beau, on a eu du bol, j'vous dis...) dans un sympathique petit buffet de viande à volonté genre "tout ce qu'on peut bâfrer pour 10 000 wons". Yuuya le japonais a bien dû s'en mettre pour 30 000 wons, tant mieux pour lui... On a joué à un jeu kirghize nommé "la pastèque", qui met en scène des bruits répugnants et est autrement indescriptible, on a chanté chacun des chansons de notre pays (les chinois c'était dur de les lancer et pourtant ils étaient trois), et nous avons clôturé la sortie en allant glander au centre commercial. Direction : la salle de jeux vidéos d'arcade, comme des grands enfants ! On s'est éclatés sur des jeux de bagnole (et j'ai battu Mariko la japonaise qui est pourtant une experte, vous voyez que je le mérite, mon permis...), mais la principale attraction, c'était ça :



Ca vient du Japon, ça s'appelle le Taiko, ça reprend le principe des percussion traditionnelles japonaises revues et corrigées de façon ludique. Il suffit tout simplement de taper en rythme, au centre du tambour ou sur le côté. C'est plus dur qu'il n'y paraît... J'ai réalisé un score minable et je ne me suis jamais autant amusée. Et dommage qu'il n'y ait pas eu de Dance dance revolution dans cette salle, y a quelques années je ne m'en sortais pas trop mal, je battais même LN ! (si vous avez vu le film Wasabi, vous avez pu admirer Jean Réno qui s'y ridiculise complètement). Là j'aurais épaté tout le monde. Mais c'est sûrement passé de mode...

Ensuite, direction la salle de sajin stickers ! C'est la même chose que les purikura japonais, on rentre dans une sorte de photomaton grand format (on peut s'y entasser à 6 ou 7), on prend quelques photos en prenant des poses délirantes qui apparaissent ensuite sur un ordinateur où on peut les customiser, mais attention ! Le temps d'utilisation est limité, ça surprend toujours la première fois. On peut y mettre des fonds fluos, y ajouter des petites fleurs, des étoiles, des jolis cadres, et y écrire des messages, sans trop surcharger la photo qui est de la taille d'un timbre-poste, et qu'on peut coller partout où l'on veut. Voici à peu près ce que ça donne, je l'ai mise sur mon carnet de vocabulaire :



Ensuite, on s'est posés sur des tables de food court pour déguster des glaces et discuter un peu avant rentrer chez soi, car mine de rien, les exams viennent juste de se terminer et on n'était pas très en forme.

Comme les élèves de notre classe étaient plutôt nombreux à repartir chez eux, c'était la dernière fois qu'on se retrouvait. On s'est quittés sur deux souvenirs : Denis l'ukrainien nous a donné des pièces de monnaie de son pays, et Ernest notre délégué guitariste du Kirghizistan nous a à chacun distribué des petites graines commestibles de son pays, un peu comme des graines de tournesol en plus gros. Cette graine doit nous rappeler le conte coréen que nous avons étudié en classe, qui relate l'histoire de deux frères, l'un méchant et l'autre gentil qui reçoivent chacun une graine enchantée. Une fois plantée, la graine donne une calebasse remplie de richesses pour le gentil frère, et une calebasse contenant un démon pour le méchant.



Deux notes pleines d'amitié sur lesquelles s'achève ce trimestre d'hiver !

Au printemps l'aventure continue (et ça va pas être de la tarte), alors continuez à me lire, et un grand merci pour tous vos commentaires !
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