Au milieu de la frénésie des démarches d'admission en master, j'en perds mes cheveux, le sommeil mais pas encore l'appétit.
C'est hier que j'ai tenté de suivre les traces de notre talentueuse
Lucile (merci de me rappeler toutes nos belles traditions françaises !) et de me plonger dans les mystères de la cuisine asiatique.
ETAPE 1 : LE BIBIMPAP Le bibimpap est un plat bien d'ici, simple, nourrissant, équilibré et... pimenté ! Comme il n'y a pas que les examen de prononciation et les tests de vocabulaire dans la vie, l'institut de langues de Séoul nous a offert un stage de cuisine, afin d'en apprendre plus sur cette recette emblématique.
La leçon avait lieu au Rinnai Building dans le quartier de Hongik. Rinnai est une marque d'électroménager réputée et profite des cours de cuisine dans ce bâtiment pour faire de la pub pour ses équipements.
Mais il faut bien avouer que la cuisine est somptueuse. Nous pouvons observer en temps réel grâce à une caméra ce que fait le professeur :
Ce jeu de petites cuillères sert à ne pas se planter dans les proportions. Allez, tous avec moi, deux grandes cuillères de sauce soja et une petite de graines de sésame !
Le bibimpap consiste à la base en un grand plat de riz blanc :

Et dans ce bol, on doit rajouter divers ingrédients variant selon les recettes et les régions, que l'on a au préalable émincés, mélangés à la main avec les condiments et fait frire séparément. Vous voyez que les braves mères de famille coréennes n'ont pas le temps de s'ennuyer.
Ici, nous avons des carottes, des courgettes, du bulgogi (boeuf émincé et mariné), divers sortes de champignons, des pousses de soja et des herbes de la montagne :
Sans oublier les condiments qui donnent du goût à la garniture : sauce soja, huile, poivre, sel et graines de sésame.
On dispose tout cela artistiquement sur les plats de riz blanc (ça j'y arrivais bien, youpi!) et on agrémente d'un oeuf sur le plat :

C'est prêt ? Tut tut tut ! On oublie le plus important ! La sauce épicée qui donne tout le piment au plat.
On rajoute plus ou moins de sauce pimentée selon son goût, et on mélange énergiquement ! Après tout, "bibimpap" signifie "riz mélangé". Cela donne cette bouillie rouge, déjà plus caractéristique des plats coréens :

Et cette fois-ci c'est prêt ! 맛있게 주세요! Bon appétit bien sûr !
ETAPE 2 : OKONOMIYAKI AVEC IONA A peine le cours terminé, je reçois un coup de fil de Iona qui sur Hongik en ce moment. Nous nous retrouvons pour prendre un café dans un des nombreux petits salons de thé cossus de ce quartier branché et plein de charme. Un jour promis, je ferai un superbe album photos dessus !
Nous décidons ensuite de nous offrir une spécialité japonaise pour le soir : l'okonomiyaki. Je n'avais encore jamais vu ça à part dans les mangas. Au resto, il y a déjà une queue longue comme le bras, ce qui prouve bien la qualité de la cuisine.
Après avoir suffisamment bavé sur le menu, nous nous installons à notre tour. Les tables du restaurant comportent une grande plaque chauffante sur laquelle le serveur fait cuire les ingrédients.
L'okonomiyaki en lui-même est une sorte de galette de chou chinois émincé fourré à la viande ou aux fruits de mer. C'est très sain.
Voici comment ça se prépare :
Ca a déjà l'air très appétissant quand ça frit !
Nous avons aussi commandé de l'omelette fourrée au bacon (sur la gauche), et le tout est saupoudré de copeaux de thon séché, c'est un régal !

On retourne l'okonomiyaki comme une crêpe, et arrivent les nouilles sautées aux fruits de mer :
Et le temps que l'on mange les deux premiers, l'okonomiyaki est prêt ! Le serveur arrive et verse de la mayo et de la sauce brune :
Et là, on partage la galette et qu'est-ce qu'on se régale...
J'adore cette façon de manger, et en plus, la plaque et les ingrédients sont faits de telle sorte qu'il n'y a pas d'éclaboussure d'huile (je déteste ça).
Quelle magnifique journée sous le signe de la gastronomie !
Allez, je me replonge dans mes dossiers d'inscription...