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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:36
Même si je répugne à l'avouer, j'attendais ce jour avec une certaine impatience... Mais bon, même si côté apprentissage, à mon sens ce n'était pas encore ça, les profs étaient pour la plupart sympas et je me suis fait pas mal de bon copains au cours de cette année. Mais malheureusement, ils repartent souvent dans leur pays une fois le trimestre achevé. On se dit qu'on s'écrira et qu'on se rendra visite, mais après on n'y pense plus, dommage. Quoi qu'il en soit, on aura passé de bon moments.

Et la cérémonie de remise des diplômes, faut le voir pour le croire. Les coréens, qui accordent beaucoup (trop ?) d'importance aux études, ont adopté la tradition bien anglo-saxonne des remises de diplômes en toges noires façon corbeau et couvercles carrés avec un gland qui pendouille. En plein mois d'août, c'est vraiment l'idéal ! Ma copine japonaise Chiaki m'a raconté que dans son pays, les garçons venaient en costard et certaines filles en kimono. Je trouve ça vraiment plus sympa, pourquoi les jeunes diplômées coréennes ne s'habillent pas en hanbok ??? Quitte à imiter le Japon, autant le faire dans ce qu'il y a de mieux.
Bref, ça ne m'inspirait pas vraiment, mais je m'y suis prêtée comme tout le monde.

Les heureux diplômés ne sont pas repartis les mains vides. Dans un sac vert aux armes de l'université, nous avons reçu le diplôme de fin d'études dans sa couverture de velours bleu ainsi que la photo de groupe déjà encadrée.



En classe, nous avions aussi préparé un petit magazine racontant notre vie quotidienne et les événements qui ont jalonné le semestre.


La couverture et la mise en page ont été entièrement réalisées par une amie brésilienne et une amie taiwanaise, toutes deux très dynamiques, qui étaient l'âme de notre classe et ont organisé pas mal d'événements (genre fêtes d'anniversaire, dont la mienne).


Pour la suite, nous sommes sortis tous ensemble manger des pizzas et déguster des glaces. On fait nos adieux, un ami japonais très gentleman insiste pour nous offrir les pizzas, on discute un peu de nos projets futurs (notre brésilienne plein de tonus repartait chez elle le lendemain, too bad), et me voilà prête pour de nouvelles aventures !

J'espère vraiment que l'année scolaire qui m'attend à Ewha va se passer aussi bien et que je pourrai y rencontrer des gens aussi intéressants et chaleureux. Wait and see...
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Published by Mimi - dans Etudes
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 14:32
Cette année, G.O.A.'L, l'assoc d'adoptés où j'ai bossé quelques temps, organise sa conférence annuelle sur le thème "Crossing borders", autrement dit "Traverser les frontières".

Mais je n'ai pas de bol, d'année en année, G.O.A.'L organise toujours sa conférence à l'opposé exact de l'endroit où j'habite. Pour ceux qui maîtrisent un peu leur géographie de Séoul, quand j'étais à Hongdae au Nord-ouest, ils l'ont faite à Jamsil au Sud-est, et à présent que je suis à Seouldae (qui est un peu loin de tout sauf de Gangnam, je l'admets), ils l'ont organisée cette année à l'université de Sogang au Nord-est, à deux pas de Hongdae.

Sogang, les Joyeux Jésuites... Il paraît que la discipline est très stricte. En tout cas, tout ici nous rappelle qu'on n'est pas chez les vilains protestants :


Est-ce qu'on a le droit de porter des fringues Calvin Klein ? (cherchez pas, c'est une blague idiote de Smaïn...)

Même en buvant son thé au Coffee Bean, on a ce genre d'images sous le nez :



Mais à part ça, même si certains bâtiments vétustes me rappelaient les salles de catéchisme bien crado de mon enfance, le campus est assez agréable :

















Les plus beaux campus mettent toujours l'accent sur la verdure et l'eau, voyez Hongik...

La première partie de la conférence a eu lieu le vendredi soir au Gonzaga Hall :




Honnêtement, rien de bien spécial mis à part les discours de bienvenue de Daewon Wenger, l'actuel secrétaire général, et d'autres personnalités.

Le buffet était sympa et tout le monde en a profité, comme il se doit lors d'un buffet à volonté où on regrette de ne pas pouvoir fourrer du saumon et des petits fours dans ses poches. Et le doggy bag, ça le fait pas...

Pour le lendemain, des ateliers intéressants étaient prévu. Malheureusement, pour cause de bouleversements imprévus dans le programme, les participants ont dû choisir entre plusieurs ateliers ayant lieu en même temps dans des salles différentes.

Le premier atelier a été animé par Jane Jeong Trenka, auteure de quelques ouvrages très appréciés sur l'adoption, qu'il faudra bien que je lise un jour... On nous a visionné une émission coréenne sans sous-titres, qui a donc pour des raisons techniques été doublé directement à la bouche. Entendre du coréen dans l'oreille droite et de l'anglais dans l'oreille gauche était plutôt malaisé... Cette émission racontait l'histoire de Leanne, une adoptée ayant eu une vie plutôt dure aux Etats-Unis, qui se rend en Corée pour y rechercher sa famille biologique. L'administration coréenne étant ce qu'elle était à l'époque, si j'ai bien tout compris, elle avait le même numéro ou presque qu'une autre petite fille, et elle s'est toujours demandée si c'était sa soeur, sa jumelle, en fonction des noms, des dates de naissance probables et de l'âge du capitaine... Mais il semblerait que ce soit une petite trouvée en même temps qu'elle, et qu'un scribouillard ne se soit même pas embarrassé à les enregistrer sur deux formulaires différents. Pour finir, elle est repartie bredouille, et par conséquent, a consacré la deuxième partie de son atelier à donner des "conseils" aux personnes effectuant des recherches, du genre "jouez au con et donnez une image malléable, l'employé en face de vous finira bien par laisser échapper une info importante". On se croirait dans un film de guerre ou d'espionnage... L'on a aussi copieusement tapé sur Holt, la principale agence d'adoption en Corée, fondée par Harry Holt, un protestant américain sans doute plein de bonnes intentions, mais dont les institutions ne font plus l'unanimité. D'après ce que j'ai entendu Holt est composée de plusieurs branches : l'administration centrale aux Etats-Unis, et des branches locales en Corée mais aussi en Inde, en Afrique, en Europe de l'Est, car comme toutes les multinationales qui marchent, Holt a cherché à étendre ses activités. A en croire Leanne, et elle a probablement raison, Holt Etats-Unis donne une image de transparence et de conformités à la convention de La Haye en matière d'adoption, tandis que de son côté, Holt Korea, bénéficiant de la législation coréenne en matière de protectionnisme, fait un peu ce qu'elle veut et se garde le droit de ne pas communiquer certains documents important ayant trait aux adoptés, ce que Holt US trouve tout à fait normal. Elle aurait aussi modifié les âges et les histoires des enfants afin de les rendre plus attractifs pour la "clientèle" américaine et attirer des précieuses devises, car la procédure d'adoption représentait un bon petit paquet de $$$. Quand je parle de clientèle, je pense à un adopté du Minnesota qui m'a raconté en rigolant qu'il avait été sélectionné dans un catalogue. Les futurs adoptants n'aimaient pas trop savoir que les enfants avaient encore leurs deux parents. Il était préférable de leur baratiner que les enfants étaient orphelins ou nés de mères célibataires qui ne voulaient pas d'eux. Comme vous pouvez le voir, mesdames et messieurs, la malheureuse histoire de l'Arche de Zoé avait lieu tous les jours dans la Corée des années 1970-80. Néanmoins en entendant tout ça, je n'étais pas trop à l'aise car je sentais beaucoup de hargne de la part des adoptés. Jane étant aussi la directrice d'une assoc nommée TRACK pour "Transparency and Reconciliation for the Adoption Community in Korea", j'ai eu l'impression qu'on insistait sur le T mais pas vraiment sur le R... Et je pense que ce n'était absolument pas judicieux de balancer tout ça sous le nez de Molly Holt, la fille de Harry Holt, membre du conseil d'administration de G.O.A.'L et représentante du Ilsan Holt Town qui s'occupe surtout de personnes handicappées. Elle est au demeurant une charmante vieille dame, même si on ne partage pas les mêmes idées. Elle avait l'air profondément affectée en entendant tout cela, et ça se comprend. Comme dirait Luce, il faut enrober son propos... Elle a justifié le dualisme des institutions de Holt en explicant judicieusement qu'il fallait un organisme sur place pour traiter avec les différentes instances sociales en Corée.
Mais il faut comprendre les difficultés de la plupart des adoptés qui effectuent des recherches, et leur frustration par rapport à la langue de bois des institutions coréennes. Leanne a donné des chiffres (désolée, je ne me souviens plus des périodes auxquelles ils correspondent) :
161 558 adoptés de Corée
76 646 adoptés ayant effectué des recherches (soit 61%)
2 113 ayant réussi (soit 2,2%)

Pour finir, Leanne a donné l'adresse de son blog, qui résume bien son état d'esprit.

Heureusement, les ateliers de l'après-midi étaient moins hardcore.

Mais comme celui du matin a duré trop longtemps, des ateliers devant à l'origine avoir lieu l'un après l'autre ont eu lieu en même temps dans des salles différentes.

Pour la première partie, j'ai été un peu déçue d'avoir à choisir entre la Post-reunion discussion où des adoptés ayant retrouvé leurs parents biologiques parlent de leur expérience (j'y ai d'ailleurs participé l'année dernière), Being reunited with your taste buds (Retrouvez vos papilles gustatives) où un écrivain culinaire parle des différences entre la cuisine occidentale et la cuisine coréenne, ainsi que de la difficulté de passer de l'une à l'autre, et Unsuccessful Birth Family Searches and not interessed, où j'ai commencé à taper la causette avec l'épouse de l'animateur qui est une amie, et où j'ai fini par rester. Des adoptés ayant effectué des recherches infructueuses parlaient de leur expérience, et pour finir, l'animateur, Sébastien, un adopté belge formidable, expliquait pourquoi il n'était pas intéressé par les recherches.
A y réfléchir, je me demande si lui (et mon caribou) ne sont pas dans le vrai. Ils ne se prennent absolument pas la tête avec des questions d'identité, comme le font tout le temps les américains à un point tel que les ateliers de G.O.A.'L ressemblent un peu à des thérapies de groupe et je ne suis pas sûre d'apprécier ça. A mon sens, Sébastien est belge à 100% (même s'il a épousé une coréenne). Je me souviens d'une soirée mémorable chez lui où il a passé des heures à nous expliquer, vidéos youtube à l'appui, les coutumes de son patelin où les gens bourrés font la fête en costume dans les rues sous une pluie battante, ce qui m'a fait penser aux bonnes vieilles coutumes lorraines, du genre la confrérie de la potée portoise... Et par conséquent, il semble bien dans sa tête et consacre toute son énergie à des choses positives.
Molly Holt était là aussi, sans doute pour veiller à ce qu'on ne taille pas de nouveau à Holt son costard pour l'hiver. Après tout, les gens étaient là pour parler de leurs difficultés dans leurs recherches, et Holt y a forcément sa part de responsabilités. Mais comme les intervenants étaient modérés et raisonnables, tout s'est bien passé.

Pour la suite des ateliers, on avait le choix entre un exposé sur la littérature universitaire ayant pour thème l'adoption, et un témoignage sur la vie quotidienne en Corée. Comme j'avais assez cogité pour la journée, j'ai assisté au deuxième, où on a parlé concrètement d'études, visa, job hunting avec deux intervenants charmants.

Pour finir, je suis repartie assez tôt, et j'ai passé ma soirée entre autres à uploader les photos sur overblog (ce qui prend énormément de temps) afin de vous donner des nouvelles fraîches !

A bientôt !
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 13:46
Bonjour tout le monde !

Maintenant, le blogging sur la Corée, ça va devenir sérieux... Non, vraiment. Je vous ai déjà parlé d'un projet en cours, proposant à des étudiants étrangers de promouvoir la Corée à travers un blog. Eh bien votre serviteuse a candidaté et a été retenue ! C'est l'été de tous les succès...


LA GENESE

Tout a commencé à l'université Koryo, où une soixantaine d'étudiants, tous appartenant au programme de bourse dont je fais partie, ont été convoqués à une réunion pour nous mettre au parfum, nous expliquer en gros ce qu'on attendait de nous histoire de nous motiver avant la première sélection.

En gros, l'actuel président de la république estime que la Corée souffre d'un déficit d'image à l'étranger, et a décidé d'y remédier en créant le PCNB, Presidential Council on Nation Branding, chargé de créer des projets qui amélioreront l'image de la Corée auprès des autres pays. Cela peut aller du support aux familles multiculturelles à la coopération universitaire en passant par la promotion du taekwondo... Et notre joyeuse bande de blogueurs va également apporter sa pierre à l'édifice.


La partie la plus intéressante a été assurée Sayaka, par une blogueuse japonaise dont le site totalise un nombre ahurissant de visites, qui nous a donné quelques précieux conseils sur la manière de tenir un blog.



On passe même à la télé !!




PREMIER JOUR


POSCO à Pohang

Quelques semaines plus tard, encore euphorique de l'annonce de mon acceptation à Ewha, je reçois un mail du PCNB, m'annonçant que ma candidature a été retenue et que les blogueurs sélectionnés, une quarantaine de personnes, toutes de nationalité différente, sont invités à un séminaire de deux jours dans le sud de la Corée.

Le matin du jeudi 23 juillet, nous embarquons dans des bus ultra confortables (c'est bien simple, il n'y a que trois sièges par rangée au lieu de quatre, et on a bien plus de place pour ses jambes que dans le TGV), direction Pohang. Le principal intérêt de cette ville, c'est qu'elle fut le berceau de POSCO, Pohang Iron and Steel Company, la quatrième entreprise sidérurgique du monde derrière entre autres Mittal et Nippon Steel, et créée en 1968. On y trouve aussi Postech, l'un des meilleurs instituts technologiques de Corée.


Ces deux photos montrent le site de Pohang avant et après l'implantation de POSCO. Vous pouvez constater le gigantisme des installations, ainsi que la rapidité de sa croissance. En gros, POSCO fait vivre une grande partie de Pohang, et tient une grande place dans la vie universitaire, sportive et culturelle de la ville par ses actions de sponsor et de mécénat.

On nous a d'abord visionné une vidéo de présentation, et j'ai été impressionnée par la qualité de la communication. POSCO accorde pas mal d'attention à son impact sur l'environnement. On pourrait penser que ce genre d'usine gigantesque pollue comme une folle, et en arrivant, nous avons effectivement vu des fumées blanches sortir des cheminées. Mais on nous a précisé que ce n'était que de la vapeur d'eau, déjà purifiée.

Nous avons visité les usines sidérurgiques, où l'acier est fabriqué, épuré et roulé. Les explications n'intéressaient vraiment que ceux d'entre nous qui se destinent à la carière d'ingénieur. Mais c'était tout de même très impressionnant. On se serait cru sur la planète Mustafar quand Anakin Skywalker se transforme en homme-tronc... Dans un enfer de chaleur, de bruit et de poussière, nous avons pu voir une grue absolument gigantesque soulever un récipient d'environ 5 mètres de haut rempli d'acier en fusion pour le déverser dans une cuve. J'imagine la pénibilité pour ceux qui travaillent ici chaque jour... Ensuite, nous avons suivi le parcours d'une barre de fer en fusion roulée sur un tapis et aspergée d'eau. Evidemment, pour des questions de secret industriel, les photos étaient interdites.

Et nous sommes repartis avec un joli cadeau, un tapis de souris qui fait USB hub. C'est-y pas sympa ?


Ateliers de blogging


Ensuite, direction Gyeongju, ancienne capitale du royaume de Sill, où se trouve notre hôtel. Très chic, nous sommes gâtés !


Nous avons à peine le temps de poser nos sacs, qu'on se dirige vers la salle de réunion pour une série d'ateliers sur le blogging.

D'abord, on nous a clairement expliqué ce que l'on attendait de nous. Genre, deux articles par semaines, toujours rester positif... Pour ma part, je n'ai pas trop envie de changer mes habitudes de blogging. Deux articles par semaine, ça me paraît un peu beaucoup pour moi qui ne poste que quand je fais quelque chose d'intéressant. Car mine de rien, mettre en ligne des vidéos, des photos et même du texte, ça prend du temps si l'on veut que ça soit bien fait. Je pense que Luce est de mon avis... Et pour ce qui est du positif, j'estime qu'en Corée, tout n'est pas rose (d'où justement l'idée de créer des projets pour améliorer son image) et que si quelque chose cloche (genre le comportement de mes tantes adorées), on peut mettre le doigt dessus et le remettre en question tout en restant constructif.
Nous allons être en grande partie évalués sur le nombre de visiteurs. Donc moi et mes 50 visites par mois, j'ai l'air un peu bêbête... Je n'ai jamais cherché à améliorer mon audience mais faudrait peut-être que je m'y mette, car ceux qui réaliseront le plus grand nombre de clics seront désignés "online ambassadors". Donc mes chers lecteurs, lâchez vos commentaires pour que je sache ce que vous attendez, et ramenez vos copaiiiiiiiiiins !!!

Après, séance de photos à l'extérieur. Un photographe professionel nous explique comment tenir son appareil, comment placer ses pieds pour ne pas trembler et comment cadrer, tout en nous prenant comme modèles. C'était bien pensé mais je pense que la plupart d'entre nous n'ont pas attendu cet atelier pour savoir prendre de chouettes photos.

Ensuite, un représentant de Google Korea nous a donné quelques trucs pour améliorer le référencement de notre blog, et c'était vraiment utile, histoire que les internautes puissent trouver nos petites pages persos au milieu de l'océan d'informations du world wide web. Par exemple, il nous a expliqué comment faire apparaître nos photos sur Google Map... Tout un tas de truc auxquels je n'aurais jamais pensé, mais qui demandent encore plus de temps, hélas.


Et enfin, deux participantes possédant déjà un blog ont chacune donné un mini-exposé sur la manière de blogger comme un pro. L'une était Shenna, une fille de Singapour, et l'autre... c'était moi. Ayant été prévenue genre deux jours avant, je n'ai pas pu faire grand chose d'autre que donner quelques conseils pas super utiles du genre "ayez un style écrit original" ou "soignez votre orthographe" (chose que moi-même je devrais faire un peu plus soigneusement). L'ennui c'est que Shenna disait un peu le contraire, du genre "plein d'images est préférable à plein de texte" ou "accordez-vous des libertés avec l'orthographe si ça fait rigolo". Je pense qu'on a raison toutes les deux, et à chacune son style de blog.



Tant de parlotte, ça creuse, alors direction le buffet coréen :


Et ensuite...

C'EST LA FËTE !

It's showtime ! Un sympathique DJ nous a concocté quelques activités, du genre concours de sexy dance, seul...


... ou en couple :


Inutile de vous dire que les Africains et les Sud-Américains assuraient comme des bêtes ! C'était HOT HOT HOT !!!

Ensuite, place aux chansons !


Ce qui était franchement bien, c'est que pour les ateliers, le repas et les épreuves de la soirée, nous étions répartis en petits groupes de huit, avec jamais deux personnes de même nationalité dans le même groupe, ce qui nous a permis de bien faire connaissance et de nous amuser vraiment.

Nos accompagnateurs n'étaient pas en reste. Si vous jetez un coup d'oeil sur la vidéo de la télé, vous voyez le monsieur à lunettes à environ une minute ? C'est vraiment excellent de voir un jour ce monsieur nous faire un exposé vachement sérieux sur la politique gouvernementale en matière d'image nationale :


Et le voir un autre jour bondir sur la scène en s'égosillant sur la chanson de DJ Doc "Run to you" :
(désolée, j'ai pris la vidéo à la verticale et je ne sais pas comment faire pour la remettre dans le bon sens, alors tordez un peu le cou...)
Franchement, je trouve ça trop trop bon ! C'est ça aussi la vie en entreprise à la coréenne ! A la différence près que nous n'avons bu qu'un ou deux verres de bière, et c'était amplement suffisant pour s'amuser !



D'ailleurs, c'est une spéciale dédicace à mon caribou préféré qui a promis à un pote de pouvoir chanter cette chanson au noraebang (karaoké coréen) lorsqu'il reviendra en Corée. Franchement, des paroles du genre BOUNCE WITH ME BOUNCE WITH ME BOUNCE BOUNCE BOUNCE I NEED YOU I WANT YOU I RUN TO YOU, c'est pas la mer à boire ^_^
Voici la version originale, t'as intérêt à gérer...



Et ensuite au lit ! Car demain sera une rude journée...


DEUXIEME JOUR

Gyeongju sous la pluie...

Le réveil et le téléphone nous jettent du lit à 6h par les bons soins de nos responsables. Il faut un temps affreux, gris et froid, et il pleut à tonneaux.
Comme dirait Renaud,
Pour l'ambiance d'la chanson
Faut des intempéries
Faut un climat sordide
Comme dans les films de guerre...

Désolée, sur le moment, c'était la seule référence qui me venait à l'esprit.

Nous nous rendons tout de même à la grotte de Sokgulam pour rendre hommage au beau Bouddha de pierre. Vous vous doutez bien que mes photos sont pourries, elles servent juste à poser l'ambiance d'la chanson, tatatiiiin :




Avec nos splendides impers en sac poubelle, on aurait pu faire la première partie de Garbage...

Nous avons ensuite visité le temple de Bulguksa.


Les caractères du nom du temple signfient "le pays du Bouddha". Et au pays du Bouddha, il pleuvait toujours...


Voici la svastika, qui symbolise le cycle de la vie et de la réincarnation selon les bouddhiste. Et les trois points en triangle représentent le Bouddha, son enseignement et les moines bouddhistes.

Pour le reste, voyez l'album photo...

Mais si vous voulez des photos de Gyeongju un peu plus réussies que ça, allez , et et jetez aussi un oeil sur les albums photos correspondants.

Nous rentrons rapidement dans le bus, heureux de nous mettre au sec, et traçons vers Ulsan.


Ulsan, berceau de Hyundai

J'ai déjà parlé de Ulsan dans mon autre blog, à l'occasion du mariage de ma cousine. Mais Ulsan n'est pas seulement le berceau de ma chère famille, c'est aussi là qu'a été fondée Hyundai, multinationale coréenne qu'on ne présente plus.

D'abord, après l'effort, le réconfort !
Dans un très joli restaurant coréen...

... nous nous sommes régalés !


Le ventre bien rempli, nous nous sommes rendus sur le site de Hyundai Heavy Industry, qui est entre autres le premier constructeur de navires au monde. (Et on nous a bien fait remarquer que les cinq premiers sont tous coréens). Ses onze docks de construction à sec sortent un bateau tous les trois jours. Ils produisent également entre autres des équipements de construction et des plates-formes offshore.
Une grande partie du visitors' center est consacrée à la vie du fondateur de Hyundai, Chung Ju Yung, surnommé Asan du nom de son village natal. C'est le type même de l'entrepreneur qui a réussi à partir de rien. Il bossait comme un fou dans un magasin de poisson pour nourrir sa famille, et en quarante ans, il a bâti l'un des plus grands conglomérats du monde. Évidemment, c'est un modèle pour beaucoup de coréens. Dans un petit musée, on peut y admirer de nombreux documents et objets lui ayant appartenus, comme cette bicyclette :

Pour la suite, voyez l'album photo...
Ensuite, nous avons visité en car les immenses chantiers navals, et rebelote, pas de photos.

On enchaîne sur Hyundai Motors. Les activités du groupe Hyundai sont très variées, mais c'est pour ses voitures qu'il est le plus connu à l'étranger. D'ailleurs, l'un de leurs fleurons est l'usine d'Alabama, là où habite notre tante Michèle que je salue au passage !


Joli, n'est-ce pas ? Leurs centres de design en Corée, en Allemagne et au Japon font du meilleur boulot que les horreurs que Renault sort en ce moment, on dirait que les nouvelles Twingo, Clio et Laguna sont passées au crash test avant d'être vendues, avec leur derrière tout tordu...

Après avoir fait un tour sur les chaînes de montage, nous sommes tous repartis avec en poche une photo souvenir ainsi qu'une voiture... miniature. C'est toujours sympa !

Nous avons aussi constaté que Hyundai joue à UIsan le même rôle majeur que POSCO à Pohang. De nombreuses barres d'appartements ont été construites par Hyundai pour ses employés, et le groupe possède l'université, le théâtre et l'équipe de foot de la ville, si je ne me trompe pas.

Et nous sommes rentrés, fatigués mais contents.

Ayant pour mission de promouvoir la Corée à travers notre blog, nous avons évidemment été bien soignés. L'accueil, l'hébergement, la nourriture et les ateliers étaient de première qualité, nos accompagnateurs ont été géniaux et nous sommes repartis les bras chargés de cadeaux. Toutes les activités avaient pour but de nous montrer la beauté du patrimoine culturel coréen, ainsi que la rapidité de sa croissance économique et l'incroyable puissance des chaebols, ces immenses conglomérats qui produisent de tout, depuis les pétroliers jusqu'aux grues de construction en passant par les produits de luxe. Je me doute parfaitement que le gouvernement ne nous offre pas un tel programme par philantropie et qu'il attend de nous en retour que nous nous fassions les relais de la réussite coréenne.
En tout cas, pour cet article, je n'ai fait que reporter nos activités qui étaient vraiment réussies, mais si par la suite quelque chose me met mal à l'aise, je ne m'auto-censurerai évidemment pas.
De plus, j'ai commencé cet énorme article vers 21h, et là il est 23h45, je ne ferai pas ça tous les jours...

Alors il est temps d'aller me coucher, et à bientôt !
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Published by Mimi - dans Promenades...
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 05:28
Le week-end dernier, comme notre caribou était de passage à Séoul, des amis nous ont emmenés faire une virée dans le Nord-Est de la Corée, près de la mer de l'Est, dans le Gangwondo. En fait, il y a deux ans, on y avait déjà fait un petit tour, que je raconte sur mon autre blog. Mais ça fait toujours plaisir d'y retourner, d'autant plus qu'on y a fait d'autres visites qui valaient aussi le coup.

Premier soir, petit tour sur le port de Sokcho, où les ajummas égorgeuses de poissons étaient toujours au rendez-vous. On a acheté du sashimi de poisson et de calmar qu'on a mangé chez nous dans le condominium qu'on a loué. Avec de la sauce de piment, de la salade et bien évidemment du soju, c'était un régal. Un reste de calmar ? Pas de problème, on l'a fait cuire avec des lamyeons (nouilles instantanées épicée) le lendemain au petit déjeûner !

Le lendemain, donc, après un petit déjeûner bien copieux, comme nous nous trouvions à l'endroit le plus au Nord de la Corée du Sud (vous me suivez ?), nous avons visité l'un des observatoires de la Corée du Nord situé au bord de la zone démilitarisée (DMZ), histoire d'en apprendre plus sur notre étrange voisin.

En tout cas, une chose est sûre, on y boit aussi du soju :


Et vous voyez ces bouteilles de liquide noir à l'étiquette bleue ? C'est du coca !!!


Je suppose que ces billets feraient les joies des collectionneurs :


L'extérieur de l'observatoire est lui aussi très soigné.

Les deux permiers caractères signifient "réunification" (ceux d'après, même mes amis coréens ne savaient pas).


















La composition florale sous ce beau Bouddha représente la  péninsule coréenne.










Ensuite, nous avons visité le musée de la guerre de Corée et de l'armée. Entre les documents vidéos et les dioramas violents et réalistes où on peut se faire photographier avec un fusil en train de tirer sur un soldat du nord, j'ai trouvé l'ensemble un peu cru.
On pouvait aussi voir à quoi ressemble la vie quotidienne lors du service militaire...
















Il y a dix ans...                                                              Et aujourd'hui

Ne manquez pas la superbe boutique, remplie de tenues de camouflages et treillis taille enfant et de mitraillettes en plastique. Ca fait führer.

Heureusement, presque par hasard, on est tombés sur un autre musée de la DMZ qui venait à peine d'ouvrir. Celui-là était vraiment beau, bien conçu et émouvant, ce qui explique que j'ai profité de la visite plutôt que de prendre des photos. On y voit plutôt des documents de propagande, une intéressante exposition sur l'écosystème de la DMZ et une gallerie de photos d'artistes allemands exprimant leur propre vision de la réunification. Il y avait aussi un petit film en 3D très réaliste racontant l'histoire d'un petit garçon qui remonte le temps et rencontre son grand père tué à la guerre. Ca me paraît une meilleure façon d'expliquer la guerre et l'histoire aux gamins plutôt que de leur acheter un treillis et un beretta en plastique...

Deuxième étape de cette sortie historique, la maison de Kim Il-Sung, qu'on ne présente plus. Même quand il était au Sud, il savait vivre :


















Avec vue sur la mer en plus, mazette...
















Elle a l'air froide ? Elle l'était.

Mais on s'est bien réchauffés : sauna, bière et nolaebang, après un bain froid, on était chauds bouillant !

Le troisième jour, ce fut aussi très guerrier. Connaissez-vous les Hwarangs ? Ces vaillants soldats bouddhistes protégeaient autrefois les anciens royaumes de Corée contre ses ennemis. Nous avons suivi leurs traces au centre d'entraînement des Hwarangs. Au programme, équitation et tir à l'arc.
Bon, pour le cheval, c'était deux ou trois tours de manège sur une selle avec des poignées...
Et pour le tir à l'arc, je ne m'en suis pas si mal tirée... Je me plante devant une série de cibles alignées, j'encoche ma flèche sur le petit arc coréen (beaucoup plus petit que l'arc japonais de 2 mètres, heureusement pour moi), je vise soigneusement la cible en face de moi, je tire en plein dans le jaune !... de la cible d'à côté. Sans compter que la corde qui vous fouette en plein sur le bras gauche, ça fait aussi hyper mal... Mais les autres n'y ont vu que du feu, c'est l'essentiel !

On s'est tapé ensuite les inévitables embouteillages du dimanche soir tout en mangeant sur nos genous les délicieux mandous aux pommes de terre, spécialité du Gangwondo, qu'on a acheté en vitesse dans un station service, et en chantant en choeur les inoubliables tubes genre Gee ou Again and Again qu'on a déjà massacrés au nolaebang, j'en reparlerai sûrement dans la section musique si ça intéresse quelqu'un...

Le caribou repart lundi... Mais en attendant qu'il revienne, j'ai encore pas mal de trucs en réserve !

A bientôt !
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Published by Mimi - dans Promenades...
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 07:33



We gonna celebrate, oh yeah...

A 14h pile, pas une minute de moins, la nouvelle vient de tomber sur le site internet de la Graduate School of International Studies de Ewha. Je suis acceptée en master relations internationales dans la fac de mes rêves, dans un campus toujours plus beau, dans un quartier toujours plus dynamique...



J'ai quand même passé trois bons mois à flipper comme une malade, en choeur avec tous les autres boursiers, durant la période de candidature. Je me suis également livrée à une prestation assez pitoyable à l'entretien (bon, c'était mon premier en anglais) et j'ai passé pas mal de temps à me travailler psychologiquement pour me dire que les campus de province, c'était pas si mal, car en cas d'échec, c'était là qu'on m'envoyait.

A partir de maintenant, les choses vont sûrement aller mieux (même si les cours de Seouldae sont toujours aussi chiants, décortiquer un poème sur les gouttes de rosée sur une tige d'orchidée, c'est une compétence que tous les employeurs recherchent en période de crise).
J'ai un ou deux projets en cours, dont un programme étudiant pour promouvoir la Corée à travers un blog, avec formation à la clé pour améliorer ses techniques de blogueur et de webmestre. C'est quelque chose qui m'intéresserait particulièrement, si ma candidature est retenue.
Par contre, côté logement c'est un peu l'inconnu... De mon temps béni de visiting student, les places en dortoir s'attribuaient façon "premier arrivé permier servi" mais maintenant, c'est un système de loterie. Si le tirage me laisse le bec dans l'eau, j'espère qu'on me donnera quand même un joli carton et une bouteille de pinard dans un sac en papier...

Bon, sur ce, je m'en vais passer la soirée avec mon caribou qui est à Séoul en ce moment, comme quoi un bonheur n'arrive jamais seul.

A bientôt !
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 04:27
Bonjour !

Cette note, ce n'est pas encore pour annoncer une certaine bonne nouvelle, qui est pour l'instant à mettre au conditionnel comme disent Matmatah et les journaleux.

C'est juste pour parler d'une autre petite sortie que Seouldae nous a concoctée pour nous éviter de moisir sur nos chaises à l'institut de langues. Comme au niveau 6, nous étudions beaucoup la presse, nous avons aujourd'hui visité le musée du plus ancien quotidien de Corée du Sud, le Chosun Ilbo (le quotidien du matin calme). Les lecteurs de Courrier International ont sûrement dû y rencontrer quelques traductions de ses articles.

Le hall d'entrée, solennel et déjà impressionnant :




Ces sympathiques nounours représentent les différents suppléments du journal, économie et éducation :



La première partie de la visite, intitulée "Ubiquitous Media Lab" avait pour thème le journal électronique, celui qu'on peut consulter partout depuis son téléphone ou ordi portable, ou chez soi sur son écran de télévision. Comme vous le savez, une grande partie des coréens possède un téléphone portable, une connexion à internet (souvent sur un mini pc qu'on peut utiliser jusque dans le métro) avec un blog ou un cyworld et un gps. Tout le monde est connecté à un grand réseau où les informations sont accessibles instantanément. Ca laisse songeur...


En France, je sais que l'on se tâte encore beaucoup sur les mérites du support électronique par rapport au bon vieux papier, mais il me semble que les coréens ont fait leur choix, et ont déjà bien entamé leur révolution numérique :



Notre charmante guide nous explique sur une télé à écran tactile (déjà ça, ça en jette !) comment parcourir son quotidien préféré, par catégorie :



... et comment zoomer sur l'article qui vous intéresse pour le parcourir plus en détail, ou même sur les pubs pour ceux que ça intéresse :



On peut aussi s'abonner aux threads de ses rubriques favorites pour les avoir tout de suite sous les yeux, etc.

En France, les heureux possesseurs d'iphone et autre gadgets nomades peuvent déjà consulter Le Monde sur leur petite machine, mais cette façon de faire est encore loin d'avoir fait son chemin chez nous. Les coréens sont aussi adeptes du support papier mais je pense qu'ils sont déjà plus réceptifs que nous aux nouveautés électroniques et aux possibilités immenses qu'elles offrent. Bon, moi aussi j'adore le bon vieux papier et l'odeur épicée de l'encre et du vieux vélin, mais quand je vois la pile de magazines, journaux, manwhas et romans de fantasy anglaise qui s'acumulent sur mon plancher, je me dis que convertir tout cela en octets ne serait pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour éviter de se prendre la tête lors d'un déménagement.

Mais la visite continue !

Après une petite vidéo présentant la conception du journal depuis le travail du journaliste jusqu'à la distribution, la guide nous explique ensuite comment se fait la mise en page, en prenant pour exemple un petit article sur notre visite au musée et une photo de groupe prise au préalable sur le parvis. Un événement historique digne de figurer dans un grand quotidien !




Et nous avons reçu deux jolis souvenirs : d'abord la une du journal du jour de notre naissance, ce qui fait toujours plaisir, et ensuite, la une du journal annonçant notre visite à la Corée entière !



Nous avons terminé la visite par un coup d'oeil sur les impressionnantes rotatives occupant cinq étages, dont voici une maquette :



Une fois n'est pas coutume, le centre de langues de Seouldae nous a offert une intéressante matinée...

A bientôt !
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 10:23
Eh bien, ça faisait longtemps...

Cela fait bientôt une semaine que les cours de danso sont terminés et que les cours de Seouldae ont repris, et aucune de ces perspectives ne m'enchante vraiment.

Mais nous avons eu droit à une sympathique remise des diplômes pour se quitter sur une note positive.

Le musée folklorique propose en fait deux cours : la flûte et les percussions, et nous offre une cérémonie commune, histoire d'élargir nos horizons.

Voici le matériel du cours de percussion, ça donne envie !



Et voici une petite démonstration. C'est impressionnant ce que l'on arrive à faire en trois mois grâce à de bons professeurs !


L'avant-dernier cours, le professeur avait organisé un petit concours avec prix à la clé. On était 5 concurrents, y avait pas grand chose à craindre... Mais j'ai quand même obtenu le deuxième prix, un danso neuf avec une très belle pochette brodée. On a aussi reçu chacun une jolie boîte en hanji, le papier coréen.

Pour finir, tout en dégustant des ttoks et des jus de fruit, le directeur du musée nous a fait un petit speech entrecoupé des inévitables appels de portable... Il avait l'air un petit peu fâché. Voici en deux mots les raisons de la colère :
- les certificats étaient rédigés en anglais et non en coréen. Les cours ont beau s'adresser à des étrangers, c'est de la culture coréenne dont il s'agit. Pour finir, on nous les a expédiés par la poste, rédigés dans les deux langues.
- le taux de présence est passé de 15 personnes à 5 personnes, c'est vrai que cela n'est pas correct de la part du public. Le directeur a souligné le fait que les cours de musique du musée folklorique étaient subventionnés par des fonds publics, ce qui explique que nous n'ayons déboursé que 30 000 wons (allez, une vingtaine d'euros) pour des cours dispensés par des professeurs de renom avec du bon matériel offert. Le moins que l'on puisse faire après son inscription, c'est d'assister aux cours jusqu'au bout. On ne peut que s'incliner à ces paroles... Même si ces reproches n'ont été exprimés que devant ceux qui sont venus...

Pour finir, notre professeur nous a offert un café (glacé car l'été commence) dans un charmant quartier d'insadong que je ne connaissais encore pas. On a bien discuté, échangé les adresses et tout, et le professeur nous a interprété un morceau d'adieu. En l'entendant, le patron, impressionné, lui a offert un café gratuit ! Combien de loufiats seraient ça en France ?...

Après s'être dit au revoir, j'ai visité le quartier qui en valait vraiment la peine. Pour y faire un tour, vous n'avez qu'à suivre les flèches :


Je regretterai les bons moments qu'on a passé à découvrir la splendide musique coréenne dans un cadre exceptionnel, ainsi que la gentillesse et le talent des professeurs.
Mais voici tout de même de bons souvenirs !



Pour finir, si des francophones résidant à Séoul lisent ce blog de temps en temps, malgré les mises à jour trop rares, je ne peux que leur conseiller les cours de musique du musée folklorique qui sont vraiment de bonne qualité, pour peu qu'on aie le courage de se lever le samedi (mais par contre, les cours de percussions se font l'après-midi ^_^). Et soyez réglos, allez-y jusqu'au bout !

Sur ce, à bientôt !
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 14:33
Rien de bien neuf ces temps-ci...

J'ai terminé les démarches d'admission en master, et c'est seulement maintenant que je me rends compte que mes choix et stratégies étaient désastreux, genre mettre Sogang en deuxième choix alors qu'il n'y a que 4 places, ou faire l'impasse sur le TOEFL pour une GSIS...

Demain je rempile pour les exams, mais comme je sature un peu à m'enfourner du vocabulaire hyper crucial du genre "la charette à prisonniers" ou "le gilet pare-balles".

Parlons donc d'autre chose : Lucile que je ne vous présente plus m'a un jour proposé de nous offrir un petit partenariat entre nos deux blogs. Comme vous avez pu le constater, la Corée et l'art de la table sont loin d'être incompatibles ! Avec comme cadre l'anniversaire de Bouddha qui tombait le 2 mai (là aussi j'ai un peu fait l'impasse), Lucile nous propose un aperçu de la gastronomie coréenne : le kimpap et le bulgogi (les roulés aux algues, c'est une amie coréenne qui me les a montrés mais pour l'instant j'en ai encore jamais vu ici, mais ça fait rien, c'est sympa pour un pique-nique^_^)

Cliquez ici
pour ce petit tour d'horizon !

Merci beaucoup Lucile ! J'ai hâte qu'on puisse se revoir (et pas seulement pour ta délicieuse cuisine) !
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 11:08
Ah, les joies des procédures d'admission dans les Graduate schools coréennes... Une torture administrative que l'inquisition espagnole n'aurait pas reniée (et je ne suis pas la seule à penser ainsi).

Vous voyez la Maison qui rend fou dans le dessin animé Les douze travaux d'Astérix ? Eh bien je suis en plein dedans...

Alors histoire de souffler un peu, voici une mini update musicale sur Yi Sung Yol (un autre artiste Fluxus, tiens), celui qu'on appelle "le Bono coréen" à cause de sa classe et de sa voix suave (mais sans les lunettes psychédéliques, dieu merci).


Voici mes coups de coeur, à vous de juger...

Stand 4 U

C'est l'OST d'un drama tout à fait oubliable (pour les sitcoms coréens ça fait un peu pléonasme mais c'est personnel) mais cette chanson me fait planer à chaque fois.


Secret
Du rythme et une voix sublime, je n'en demande pas plus...

Soaring
L'OST du film d'animation primé au festival d'Annecy, Wonderful Days. Une chanson qui donne envie de s'envoler dans le ciel bleu au-delà des nuages de la pollution, comme dans le film...

Be my love
Le générique d'un des rares dramas qui vaillent le coup à mon sens, My name is Kim Sam Soon. C'est l'histoire d'une jeune femme pâtissière de métier, énergique et un peu enrobée (elle doit faire environ 60 kg mais les coréens considèrent que pour une femme, c'est le format Jabba le Hutt, je suis bien placée pour le savoir), et elle finit, au bout de quiproquos pas possibles, par tomber amoureuse du jeune cadrillon arrogant qui possède le restaurant où elle bosse.
Cette chanson est celle d'un autre groupe Fluxus, Clazziquai (qui n'existe plus à présent), dont faisait partie Alex. Yi Sung Yol n'est là qu'en guest star mais ça vaut le coup, pour un titre amusant et plein de fantaisie.
Chaque fois que j'entends les choeurs chanter en background "now my darling be my precious", j'imagine plein de Gollums en perruque blonde et robe à paillette se dandiner à l'arrière-plan... Je pète un câble, je vous dis...

Bon, je retourne à mes lettres de motivation...

Souhaitez-moi bonne chance et à bientôt !

ps : les pipos, vous avez aussi le droit de commenter...
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 15:31
Au milieu de la frénésie des démarches d'admission en master, j'en perds mes cheveux, le sommeil mais pas encore l'appétit.

C'est hier que j'ai tenté de suivre les traces de notre talentueuse Lucile (merci de me rappeler toutes nos belles traditions françaises !) et de me plonger dans les mystères de la cuisine asiatique.


ETAPE 1 : LE BIBIMPAP
Le bibimpap est un plat bien d'ici, simple, nourrissant, équilibré et... pimenté ! Comme il n'y a pas que les examen de prononciation et les tests de vocabulaire dans la vie, l'institut de langues de Séoul nous a offert un stage de cuisine, afin d'en apprendre plus sur cette recette emblématique.

La leçon avait lieu au Rinnai Building dans le quartier de Hongik. Rinnai est une marque d'électroménager réputée et profite des cours de cuisine dans ce bâtiment pour faire de la pub pour ses équipements.

Mais il faut bien avouer que la cuisine est somptueuse. Nous pouvons observer en temps réel grâce à une caméra ce que fait le professeur :


Ce jeu de petites cuillères sert à ne pas se planter dans les proportions. Allez, tous avec moi, deux grandes cuillères de sauce soja et une petite de graines de sésame !


Le bibimpap consiste à la base en un grand plat de riz blanc :

Et dans ce bol, on doit rajouter divers ingrédients variant selon les recettes et les régions, que l'on a au préalable émincés, mélangés à la main avec les condiments et fait frire séparément. Vous voyez que les braves mères de famille coréennes n'ont pas le temps de s'ennuyer.

Ici, nous avons des carottes, des courgettes, du bulgogi (boeuf émincé et mariné), divers sortes de champignons, des pousses de soja et des herbes de la montagne :


Sans oublier les condiments qui donnent du goût à la garniture : sauce soja, huile, poivre, sel et graines de sésame.


On dispose tout cela artistiquement sur les plats de riz blanc (ça j'y arrivais bien, youpi!) et on agrémente d'un oeuf sur le plat :

C'est prêt ? Tut tut tut ! On oublie le plus important ! La sauce épicée qui donne tout le piment au plat.


On rajoute plus ou moins de sauce pimentée selon son goût, et on mélange énergiquement ! Après tout, "bibimpap" signifie "riz mélangé". Cela donne cette bouillie rouge, déjà plus caractéristique des plats coréens :

Et cette fois-ci c'est prêt ! 맛있게 주세요! Bon appétit bien sûr !


ETAPE 2 : OKONOMIYAKI AVEC IONA
A peine le cours terminé, je reçois un coup de fil de Iona qui sur Hongik en ce moment. Nous nous retrouvons pour prendre un café dans un des nombreux petits salons de thé cossus de ce quartier branché et plein de charme. Un jour promis, je ferai un superbe album photos dessus !

Nous décidons ensuite de nous offrir une spécialité japonaise pour le soir : l'okonomiyaki. Je n'avais encore jamais vu ça à part dans les mangas. Au resto, il y a déjà une queue longue comme le bras, ce qui prouve bien la qualité de la cuisine.

Après avoir suffisamment bavé sur le menu, nous nous installons à notre tour. Les tables du restaurant comportent une grande plaque chauffante sur laquelle le serveur fait cuire les ingrédients.

L'okonomiyaki en lui-même est une sorte de galette de chou chinois émincé fourré à la viande ou aux fruits de mer. C'est très sain.
Voici comment ça se prépare :

Ca a déjà l'air très appétissant quand ça frit !


Nous avons aussi commandé de l'omelette fourrée au bacon (sur la gauche), et le tout est saupoudré de copeaux de thon séché, c'est un régal !

On retourne l'okonomiyaki comme une crêpe, et arrivent les nouilles sautées aux fruits de mer :


Et le temps que l'on mange les deux premiers, l'okonomiyaki est prêt ! Le serveur arrive et verse de la mayo et de la sauce brune :

Et là, on partage la galette et qu'est-ce qu'on se régale...

J'adore cette façon de manger, et en plus, la plaque et les ingrédients sont faits de telle sorte qu'il n'y a pas d'éclaboussure d'huile (je déteste ça).

Quelle magnifique journée sous le signe de la gastronomie !

Allez, je me replonge dans mes dossiers d'inscription...
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