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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 08:21
Grâce à St Thomas-ribou (oulà, ça sonne mal), j'ai une superbe transition pour ma prochaine note !

Tout d'abord, allez jeter un coup d'oeil sur les liens qu'il a postés dans son commentaire sur le haegeum-fusion, ça vaut le coup ! OK, dans la première vidéo, les filles qui jouent du gayageum font un peu tapisserie, et le son beatbox ne plait pas à tout le monde, mais c'est sympa quand même. Et la deuxième est géniale ! Merci, petit frère !

Comme vous avez pu le constater, la mode est aux ensembles musicaux formés d'interprètes en général assez jeunes, qui mélangent la musique traditionnelle coréenne et la musique contemporaine occidentale d'une manière très réussie.

L'une de mes professeures de haegeum a justement fondé un groupe de fusion et nous a conviés à son premier concert. Son groupe s'appelle Garamhui, ce qui signifie "un bol assez grand pour contenir le flot d'une rivière". Par contre, on ne nous a pas expliqué d'où venait ce nom...

Quoi qu'il en soit, le spectacle valait le coup. C'était un mélange de compositions de notre prof et de morceaux existants "remixés" à la corénne, comme le canon de Pachevel sur la vidéo.


Great Harvest (la grande moisson)

Ce morceau inédit décrit la vie des fermiers tout au long de l'année, et les émotions qu'ils peuvent ressentir.

Libertango


Je pense qu'on ne présente plus ce tango célèbrissime (que j'ai d'ailleurs interprété avec les potes de l'orchestre de pipoland, à l'époque bénie où on faisait de la musique à la fac pour se détendre). Je trouve qu'il convient parfaitement aux sonorités du haegeum, de l'orgue de bouche et des gayageums et azengs (les grandes cithares alongées).


Arirang Frontier



A l'écoute, ce morceau très énergique n'a pas grand' chose à voir avec le Arirang que tout le monde connait. Mais après tout, il existe de nombreuses versions de cet air, c'est un peu un standard... Et cette adaptation-là mérite bien le nom de "frontier", car on imagine tout de suite les cow-boys et les indiens durant la conquête du grand ouest. Arirang est normalement l'histoire d'une femme abandonnée par son amant, mais ici, les musiciens ont voulu lui donner une connotation plus dynamique.

Help me through the day

Une adaptation d'un morceau de blues suédois... C'est sûr, c'est pas du Nightwish.

Boat song



Agréable et dynamique. Attention que le bateau ne chavire pas !

Patoma

Une chanson grecque qui signifie "il pleut".

Et on termine avec le très onirique rêve

Le rêve, encore un sujet de choix pour les instruments traditionnels coréens.

Ce genre de musique mériterait d'être plus connu. Quoi qu'il en soit, il me fait toujours passer des bons moments, et à vous aussi j'espère !

A bientôt !
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:54
Un beau samedi, en me rendant à mon cours de haegeum, j'ai remarqué qu'un festival de musique folklorique avait lieu au centre national de la musique traditionnelle. Caribou, t'endors pas tout de suite, je pense que ça va te plaire...
Des délégations de toutes les provinces de Corée étaient représentées et attendaient leur tour pour se produire devant le public tout en brandissant leur étendard. Ca m'a un peu fait penser à la potée portoise...



Très impressionnant !

Quand le cours s'est terminé (mes pauvres petits doigts étaient en bouillie), j'ai été jeter un coup d'oeil à la scène, juste par curiosité.

A ce moment-là, c'était une danse des masques. La plus connue de Corée est celle du village de Hahoe, mais celle-ci avait l'air d'être originaire d'un autre endroit. Quoi qu'il en soit c'était très expressif :




L'orchestre était bien caché :




Et voici un... chien ? Un croisement inédit entre un bobtail et un teckel ? En tout cas il obéit bien et il a le sens du rythme !



Allez, fais le beau !



Et on applaudit les artistes !



Une délégation de dignes vieilles dames venues du Cholla-do (Sud-ouest de la Corée) attendaient leur tour.


Alors que trois chanteuses les accompagnent de leur voix puissantes...



...Elles commencent à faire une ronde, comme dans nos chers spectacles de fin d'année de cours moyen...



Je me dis que si c'est pour voir des mamies tourner en rond ad vitam eternam, je reste cinq minutes et je vais manger...

Tiens, ça s'anime un peu !



Les figures se compliquent un peu... Et quelle souplesse !



Attention, le meilleur est pour la fin...



Voici le chant des sirènes :



Jamais je n'aurais pensé que des mamies pouvaient faire ça. En tout cas c'est la chose la plus hallucinante que j'aie jamais vue ou presque...



Le tout a duré une bonne demi-heure, et on ne s'est pas ennuyé une minute. Tout cela doit demander beaucoup d'endurance, respect !

Pour finir, j'ai fait un petit tour parmi les stands de festival, eux aussi très instructifs quant à la culture traditionnelle coréenne.







Encore une bonne après-midi de passée ! Ca vous a plu ?
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 09:17
Histoire de vous montrer à quoi ressemble ce magnifique instrument, faute de démonstration en live (pour le moment), voici quelques vidéos de Ccotbiel (fleur étoilée si je ne me trompe pas) dont la musique est un mélange de tradition coréenne et de musique occidentale moderne, afin de faire découvrir le son coréen à un large et jeune public. C'est ce qu'on appelle la fusion, et ça existe aussi bien en musique qu'en cuisine (avec plus ou moins de bonheur)

Voici deux jolis morceaux de cette artiste :

Querer




Dancing in Blossoms




Joli, n'est-ce pas ? Le haegeum n'est pas un instrument puissant, mais sa sonorité peut exprimer beaucoup d'émotions, et s'accorde parfaitement à ce mélange avec la musique occidentale.

Allez, la prochaine fois, dans la section musique je parlerai un peu de rock et de girls bands pour réveiller le caribou !
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:50

C'est la rentrée pour les étudiants coréens et internationaux, et de nombreuses activités sont proposés aux résidents étrangers pour oublier les difficultés de la vie d'expat et découvrir la culture coréenne

Le semestre dernier, c'est au musée folklorique que j'ai découvert le danso, la jolie flûte verticale coréenne. Cet automne, c'est au centre national de la musique traditionnelle coréenne où je me rendrai chaque samedi matin pour y apprendre le haegeum, sorte de violon à deux cordes bien connu en Asie, au son très mélodieux.




Voici à quoi ça ressemble :





On en joue assis par terre sur un coussin, en posant la caisse de résonance sur la cuisse gauche et en faisant glisser l'archer sur l'une ou l'autre des deux cordes (une aigue et l'autre grave). Pour l'instant, je n'ai pas encore de fichier audio ou vidéo de ce magnifique instrument mais ça ne saurait tarder, si notre professeur nous gratifie d'une petite démonstration.

Nous avons passé le premier cours à étudier le nom coréen des différentes parties de l'instrument, et, comme pendant le cours de danso, à apprendre à lire la notation chinoise de la mélodie et du rythme, qui est vraiment compliquée. Voici à quoi ça ressemble (ce livre fait partie du musée de la musique traditionnelle coréenne) :




Nous avons ensuite tenté de tirer quelques sons de notre instrument, mais comme vous vous en doutez, ça ressemblait aux vocalises d'une bande de matous quand le printemps arrive...

Le cours s'est terminé assez rapidement, et j'ai ensuite fait un petit tour au musée de la musique traditionnelle coréenne, qui était malheureusement en travaux. Il y avait quand même de jolies pièces :




On y expose également des vêtements et instruments ayant appartenu à des grands maîtres :



Il y a aussi quelques instruments venant d'autres pays (Asie centrale, Indonésie...) :



Et pour d'autres images, j'ai créé un album photo sur ce sujet !

A bientôt !
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:48
Ca fait du bien de rentrer, et d'être enfin installée !
Tous mes petits tracas sont enfin résolus : je suis dans ma nouvelle chambre, j'ai ma nouvelle adresse rajoutée (au marqueur) sur ma carte de résident, j'ai obtenu mon numéro d'étudiante qui me permet de m'inscrire aux cours, mais c'est une autre paire de manches. En effet, c'est très différent de ce que j'ai connu à pipoland et ses 25 à  30 heures de cours par semaine. Ici je n'ai qu'une quinzaine d'heures de cours, mais pas mal de travail personnel et de lectures (alors qu'à pipoland, dès la 2A personne ne s'embarrassait plus d'acheter les bouquins que les profs nous conseillaient, qui aurait eu le temps de les lire ?
Enfin bref, me voilà installée dans le très beau campus de Ewha, dont vous avez déjà eu un avant-goût dans mon autre blog, dans mes notes précédentes et dans l'article de Libé. Et je ne pense pas que la nouvelle création de Dominique Perrault vienne gâcher l'ensemble, bien au contraire :




 



Le campus center héberge des salles de classe et de conférence (on est dans une fac, tout de même) et propose également de nombreux services : cinéma, supérette, opticien, salle de fitness, papeterie et librairie, boutique de reprographie, alimentation, salons de thé, et tout simplement des tables, des chaises et des sofas pour y travailler ou discuter confortablement. Il y a toujours plein de monde, et étonnement, pas mal de garçons !

Voici le fleuriste, n'est-ce pas joli ?



Comme l'indique l'article de Libé, la lumière est très bien gérée :



Nous avons eu droit à une petite visite guidée du campus.

Le bâtiment des admissions :




Le buste de Mary Scranton, fondatrice de Ewha Haktang, la première école pour femmes de Corée :





La statue de Helen Kim, la première doyenne coréenne de la fac (avant, toutes les autres étaient des missionnaires américaines) :




Et les archives de Ewha, se trouvant dans la reconstitution du premier bâtiment de l'école il y a plus d'un siècle. C'est un petit musée retraçant l'histoire de la fac.





Quel plaisir d'habiter dans un si bel endroit !

Ma chambrette se trouve dans le dortoir des 3ème cycle, derrière le musée de l'université.


Les tigres de pierres veillent sur le chemin que j'emprunte chaque jours pour me rendre en cours :


Voici le dortoir des graduate students, tout neuf et très agréable :




Et voici mon petit chez-moi, coquet, n'est-ce pas ?



Avec en plus une jolie vue. Juste en face c'est la gare de Sinchon (alors j'ai droit au bruit des trains et aux sonneries) et la cour de l'école primaire de Ewha en contrebas. Chaque matin je regarde les petits faire leur gymnastique en synchronisation, c'est mignon (de loin)...



Voilà, vous avez eu votre dose d'images pour la semaine !
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Published by Mimi - dans Etudes
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 04:38
La vie d'un boursier peut paraître idyllique : nourri, logé, blanchi, dans un pays agréable et efficace...
Néanmoins l'on échappe pas à quelques mésaventures qui vous gâchent un peu la vie. Allons-y dans l'ordre :

L'immigration office
Pour moi, c'est un endroit pas très accueillant, dans un vieux bâtiment continuellement bondé.
La première fois que j'y ai été, en 2005 quand j'étudiais le coréen à Ewha, j'avais déjà fait fort en oubliant mon passeport dans la photocopieuse de la fac... Bon, OK, là c'était de ma faute.
Il y a quelques semaines, y a fallu que j'y retourne pour faire changer mon statut d'étudiante en langues à étudiante en master. J'emporte quelques documents dont j'aurai sans doute besoin, dont une attestation de boursier et un certificat d'admission que j'ai été chercher à Ewha. Arrivée sur place après une longue attente, une nana aimable comme une porte de prison me dit que primo, mon attestation de boursier n'est pas valide car elle mentionne Seoul National University alors que je vais étudier à Ewha, et secundo, le certificat d'admission que Ewha m'a délivré n'est pas valide non plus car il y manque un numéro important. En effet, quelques jours plus tard, je reçois un mail de Ewha annonçant qu'il y a eu une erreur et de demandant de passer au bureau pour y chercher le bon document. J'ai aussi reçu mon certificat de boursier mis à jour, et tout s'est arrangé avec une employée de l'immigration beaucoup plus aimable que l'autre.
Et il y a deux jours, j'ai également dû y retourner pour enregistrer mon changement de résidence. Comme la rentrée s'effectuera bientôt, il y avait toute un flopée d'étudiants internationaux venus faire établir leur visa. En prenant mon ticket, j'ai eu le plaisir de constater qu'il y avait 140 personnes avant moi. Je me suis dit "j'y suis, j'y reste", et j'ai passé trois heures à traîner dans le quartier, apprendre par coeur le Korea Herald, regarder comme une zombie les émissions idiotes qu'ils passaient sur un écran de télé en grignotant des crackers aux légumes... J'aurais tout aussi bien pu aller me faire faire une permanente et apprendre le russe... L'immigration office ferme normalement à 18h mais ils restent ouverts jusqu'à ce que toutes les personnes ayant un ticket soient passées. Quand mon tour est arrivé, le gars s'est mis à rigoler en me disant "t'as attendu trois heures rien que pour un changement de domicile ?". Eh oui. Et le pire, c'est qu'entre-temps, mon adresse a encore changé. J'en parlerai après.

Les inscriptions aux cours
L'orientation à la GSIS de Ewha s'est très bien passée, comme je l'ai raconté dans une note précédente, mais la suite s'est un peu corsée... En effet, comme le gouvernement coréen n'a pas encore réglé nos frais d'inscription à l'université, nous n'avons pas pu recevoir nos numéros d'étudiants. Et sans ce sésame, pas moyen de se faire faire une carte d'étudiant, de s'inscrire sur le réseau en ligne du dortoir, de signer le code d'honneur (je garderai une attitude irréprochable, j'étudierai de mon mieux, je ne commettrai pas de plagiat, je ne convoiterai pas les biens et la femme de mon prochain...) et surtout de s'inscrire pour les cours. Quand on sait que le semestre commence le 1er septembre, on a un peu les boules... Notre inquiétude majeure, c'est que les classes auxquelles nous voulons nous inscrire soient déjà complètes. On nous a promis qu'on ouvrirait d'autres classes mais je n'y crois absolument pas. J'irai dès demain au bureau pour me renseigner là-dessus.

Le déménagement
Grâce à mon père, son diable et sa camionnette, tout s'est à peu près bien passé. C'est juste que je me suis pris une petite amende dans mon one-room de la SNU car je n'avais pas bien fait le ménage (c'est un peu fort, quand je pense que j'ai retrouvé des fruits pourris dans l'évier quand moi-même j'ai emménagé) et j'ai oublié une paire de chaussures d'hiver au fond d'un placard, dont j'ai appris par la suite que la femme de ménage les a balancées à la poubelle.
Je suis restée deux jours chez mon père, qui, pour l'occasion, a mis les petits plats dans les grands, genre kalbi mariné ou soupe de poulet au ginseng, un régal ! On a aussi sorti le vin de glace du caribou qui a remporté tous les suffrages.
Et mercredi dernier, il a ressorti la camionnette pour mon emménagement à Ewha. Une fois arrivés dans le hall du dortoir, il n'a pas pu faire un pas de plus... Interdit aux hommes !! Je suis donc montée toute seule vaillamment avec mes tonnes de cartons sur mon diable. J'arrive dans la chambre où ma coloc vietnamienne est déjà là, qui m'aide gentiment à rentrer mes cartons. Elle m'annonce qu'elle n'a pas sorti ses affaires car elle a reçu un coup de fil lui indiquant qu'elle devait changer de chambre dans un autre bâtiment ce samedi. N'ayant pas reçu ce coup de fil, je me dis qu'il y n'y a aucun problème, et c'est parti pour le grand déballage ! Plus tard, lors de l'orientation, on apprend que plusieurs d'entre nous sont dans le même cas mais que si on n'a pas eu de coup de fil, ça devrait être bon. C'est alors que je me suis rendue à l'immigration office où j'ai poireauté trois heures pour faire enregistrer ma nouvelle adresse, y compris mon numéro de chambre que je croyais définitif. Et le vendredi soir, ma coloc reçoit un coup de fil du bureau du dortoir qui confirme son déplacement... ET LE MIEN !!! Je peux vous assurer que j'étais verte. J'ai passé une merveilleuse soirée à réempaqueter tout mon saint-frusquin dans des sachets en plastique ou en papier fort, car j'avais déjà déplié et rangé tous mes cartons, et pour les réutiliser, j'aurais eu besoin de gros scotch. J'ai passé mon samedi matin à faire l'aller-retour avec mes sachets en équilibre précaire sur un diable... Mais enfin, je suis définitivement installée !

Plusieurs affaires restent à présent en suspens... Ma nouvelle coloc coréenne qui doit arriver demain, mon numéro d'étudiante qui arrivera bientôt aussi, j'espère... Et j'espère également que je n'aurai pas à retourner à l'immigration pour faire changer mon numéro de chambre !!!
Ce sont de tout petits tracas, mais sur le moment ça m'a bien fait suer. Le point positif, c'est qu'après toutes ces mises au point de nouvelle étudiante, je devrais être tranquille pour au moins un an. Enfin, plus tard, j'en rigolerai.
Sans compter que le plus dur reste à venir, et que les cours de la GSIS seront certainement bien plus ardus que l'école de langue pour potaches de la SNU.
A suivre !
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 12:13
Ca y est, je suis à peu près installée (j'espère qu'on ne va pas me faire le coup de ma coloc, une vietnamienne très gentille au demeurant, qui, à peine installée, doit changer de chambre ce samedi).

Les cours, la vie étudiante et tout le tralala restent encore très flou (pour la bonne raison que je n'ai pas encore mon numéro d'étudiante. Laissez-moi le temps de faire un peu le tour du campus tout neuf (et laissez aussi le temps au soleil de revenir, en ce moment il fait un temps affreux) et je vous montrerai de belles photos ! Faut que j'en profite avant que ma chambre devienne une porcherie. Mais maintenant que je vis en coloc, je vais tâcher de calmer la bordélique qui vit en moi...

En attendant, on parle de nous dans Libé ! Je suis tombée sur cet article par hasard en faisant une bête recherche google sur Ewha, on y découvre des trucs pas piqués des vers... En tout cas, je n'avais encore jamais réalisé que j'allais étudier dans un vagin géant... Mais je trouve ça amusant, au final. Pour le coup de "voir sous les jupes des filles" comme dit la chanson, c'est vrai qu'il y a énormément de garçons dans le campus center...

Alors qu'en pensez-vous ?
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Published by Mimi - dans Etudes
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 07:16
Après moult péripéties, j'ai enfin réussi à uploader la vidéo toute neuve de notre palpitant séminaire spécial blog dans le sud de la Corée, offert par le PCNB.



J'attends vos réactions !
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Published by Mimi - dans Promenades...
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:19
Ces derniers mois ont été plutôt sombres pour les anciens président la république de Corée, du moins ceux de sa période vraiment démocratique.

Au mois de mai, c'était Roh Moo-hyun, ancien président de 2003 à 2008, qui se suicidait après avoir fait l'objet d'une enquête pour corruption. J'avoue ne pas être au courant des tenants et aboutissants de cette affaire, mais M. Roh n'était certainement pas le pire de tous...

Et ce mardi (le 18 août 2009), nous avons appris le décès de son prédécesseur Kim Dae-jung, âgé de 85 ans, dont la santé s'était gravement détériorée ces derniers temps. C'était un militant de la première heure pour la démocratie, du temps où la Corée du Sud n'était rien d'autre qu'une dictature militaire. Il a été condamné à mort (mais gracié par la suite) et a fait l'objet de nombreuses tentatives d'assassinat. Durant son mandat présidentiel, il s'est efforcé de réformer l'économie pour la rendre plus transparente, ce qui n'est pas un mal. Il a surtout été connu pour son action de rapprochement entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, baptisée "Sunshine Policy", qui lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 2000. J'ai entendu dire que c'était un peu l'équivalent de l'Ostpolitik de Willy Brandt pour les deux Allemagnes.

C'est une bien triste nouvelle, surtout quand on voit le virage que l'actuel président est en train de faire prendre à la Corée : mainmise des grands groupes industriels sur les media, position ouvertement pro-protestante (ce qui a jeté les moines bouddhistes dans la rue pour protester), projets de privatisation de certains services publics, affaire des importations de boeuf américain et j'en passe...

Quoi qu'il en soit, je pense que les Coréens regretteront beaucoup l'ancien président, tout en espérant malgré tout un futur plus radieux.
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 12:59
Aujourd'hui c'était plutôt bousculé (pour une feignasse comme moi). Au menu : à 10h, cérémonie de clôture pour les étudiants boursiers de l'institut de langues de la SNU, et à 15h, session d'orientation à Ewha.

Depuis hier, il pleuvait fort à Séoul. Sans doute un lointain relent des typhons qui dévastent l'Asie en ce moment.

Je suis donc arrivée à l'institut de langues trempée comme une soupe et puant le chien mouillé. En plus, ma carte de transports n'était pas passée dans le bus, j'ai dû payer en liquide et c'est 100 wons de plus, damned. Quand je suis entrée dans la salle de réunion, y avait plus de profs que d'élèves, c'est dire. Les profs appelaient les élèves un par un sur leur portable pour les rameuter. Amis boursiers, quel enthousiasme ! Par la suite, j'ai eu le déplaisir de constater que cette fête avait été organisée pour tous ceux parmi nous (une majorité, en fait) qui ont commencé en même temps au niveau 1 (de mon côté j'ai débuté au niveau 3) et ont passé toute l'année ensemble. J'ai donc eu droit à des discours plutôt soporifiques (mais depuis le temps que je vis ici, je me suis fait une raison), une remise de diplômes longuette et un diaporama interminable de photos plutôt mal cadrées où il n'y avait personne que je connaissais. D'humeur fort marrie, je me suis donc fait la malle avant la fin en maudissant sous la pluie celui qui a envoyé le mail de convocation à tout le monde alors que ça n'en valait pas la peine pour certains d'entre nous.

De retour chez moi, je me suis tapé un curry tout en attendant avec espoir que mes fringues sèchent un peu.

Ensuite, j'ai repris le bus, et ma carte est passée ! Premier bon présage. Il tombe une petite bruine quand j'arrive enfin au bâtiment des études internationales de Ewha.
On commence par un bref topo sur la prévention du harcèlement sexuel à la fac et au travail. Dans un pays comme la Corée, je pense que c'est loin d'être superflu.
Le doyen et le doyen associé y vont ensuite de leur petit speech, dans un anglais parfait of course, et powerpoint à l'appui. Ils ont rapidement présenté les cursus et les profs, tous de fiers diplômés des facs de la Ivy League. Ils ont aussi mis l'accent sur le désir de globalisation de la Corée (le fait d'attribuer des bourses mirobolantes à 500 élèves du monde entier fait partie de cette logique) et son besoin d'experts capables d'évaluer les problèmes qui s'ensuivent et de les résoudre efficacement. En gros nous sommes destinées à devenir des GPS. Pas les machins agaçants dans votre voiture qui vous disent de tourner à gauche à 200 mètres avec une voix prétentieuse. GPS chez nous, ça signifie Global Problem Solvers (si je me souviens bien). Le tout était présenté avec dynamisme et humour. Du genre : "Vous aimez le pognon et vous rêvez d'allumer vos cigarettes avec des billets de 100 dollars ? Alors la section business est pour vous. Par contre, si vous méprisez souverainement une telle engeance, tournez-vous vers notre section aide au développement". Franchement, je sens que ces deux prochaines années vont être fort intéressantes.
Les professeurs laissent la place aux représentantes du conseil des élèves. On se répartit par division pour pouvoir discuter plus en détail, et comme de bien entendu dans le groupe de la division Relations Internationales, toutes les nanas coréennes se sont mises à jaqueter en coréen à toute vitesse. En voyant mes sourcils froncés, l'une d'entre elles se tournait parfois vers moi et me traduisait vite fait ce qui se disait en ce moment. Le cauchemar des travaux de groupes du cours d'analyse de l'actu à Ewha en 2005 recommençait. Je précise que l'intégralité des cours et du travail au département que j'ai choisi doit se faire en anglais, c'est bien pour ça que je l'ai choisi, tiens. Mais chassez le naturel, il revient au gallop. En fait, la discussion a surtout porté sur "tel prof est sympa, tel prof est exigeant mais on apprend bien avec lui". Après tout, c'est ce qui intéresse le plus les élèves, et la présentation des cours de 2A dans Propos, ce n'était pas autre chose.
Par chance, une autre représentante du conseil, kenyanaise, est venue dans notre groupe, ce qui a obligé les autres à parler anglais. J'ai aussi bien discuté avec la présidente du conseil qui m'a dit que la vice-présidente, qui a passé un an d'études en France, avait pour projet de créer un club français. Tiens tiens... Elle m'a aussi appris qu'il serait tout à fait possible pour moi d'intégrer un orchestre dans cette division, et une autre personne pourrait m'aider (si elle a le temps) à faire l'acquisition d'une clarinette ici, ce qui serait fort bienvenu. Pour couronner le tout, elle habite au village français de Séoul et connaît de bons endroits pleins de bonne bouffe bien de chez nous. Et pour finir, j'ai été réquisitionnée pour participer à une petite pièce de théâtre donnée par les actuelles étudiantes étrangères.

C'est donc le coeur léger que je sors du bâtiment. Je lève le nez, la pluie a cessé et le ciel est d'un magnifique bleu doré très pur, le plus joli crépuscule que j'ai vu depuis longtemps. Je me dirige vers la porte principale pour prendre le métro, et soudain, quelqu'un me tombe dans les bras. C'est ma Jihyun !!! Que je n'avais pas vue depuis des mois. Elle sera diplômée à la fin du mois, et pour l'instant, passe tout son temps à préparer le concours des diplomates, dans un institut de droit pas loin de chez moi. Quand j'y pense, la première fois que je l'ai rencontrée (si l'on excepte le cours de socio qu'on suivait toutes les deux et où je ne l'avais pas trop remarquée au début), c'était encore une fois par hasard dans la rue, à deux pas d'ici. A l'époque, elle était déjà passionnée par la France et on avait pris le thé ensemble pour discuter en français. En classe de coréen, j'ai eu un cours à propos de l'Inyun, sorte de destin qui peut rapprocher deux personnes. Je vais finir par y croire.

Quand je suis rentrée chez moi, le soleil brillait de ses derniers feux et le petit vent du soir rafraîchissait l'atmosphère. Je me suis arrêtée chez ma marchande de fruit, et la dame m'a sélectionné ses plus belles pêches. Ce sont ces petits détails qui rendent la vie d'expat plus jolie.

Bref, après la pluie, le beau temps !
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